Le tragique et la tragédie (1)

Il n’y a rien de commun entre le Chant du bouc [ôidè = chant / tragos= bouc] athénien des 5ème et 4ème siècles, que nous traduisons par « trag-édie » et la tragédie française du 17ème, notamment celle qui a pu s’en inspirer (Racine). Les « tragédies » grecques que nous connaissons – celles d’Eschyle (525-456), Sophocle (495-406) et EuripideLire la suite « Le tragique et la tragédie (1) »

La loi sur l’aide à mourir et le langage.

J’ai relevé ces deux réactions (hostiles à la loi) publiées dans Le Monde (17/07/2026)  « Le parlement français décide qu’il peut être mis fin légalement à une vie humaine. » (Justine Gruet, députée LR du Jura). « Une loi qui va arracher des vies humaines » (Christophe Benz député RN de Haute-Marne). L’une et l’autre ne laissent pas entendreLire la suite « La loi sur l’aide à mourir et le langage. »

Sophocle : Antigone (27 – conclusion -2 – fin)

Il n’y a dans la pièce, aucune transaction d’aucune sorte proposée ni par Créon, ni par Antigone.  Bien au contraire, Sophocle oppose deux blocs l’un et l’autre sans la moindre nuance ni interstice. Voici pourtant ce qu’en substance (le podcast est disponible) explique Heinz Wisman – sans la moindre contestation de l’animatrice. : Créon défendLire la suite « Sophocle : Antigone (27 – conclusion -2 – fin) »

Sophocle : Antigone (26 – conclusion – 1)

Deux mille cinq cents ans plus tard, la question se pose toujours : ce qui constitue la tragédie grecque, c’est quoi exactement ? Et si la question est toujours là,  c’est que nous savons, nous sentons que son objet est le tragique dont le théâtre grec n’est pas l’invention mais la représentation, la plus spectaculaire, du moinsLire la suite « Sophocle : Antigone (26 – conclusion – 1) »

Sophocle : Antigone (25)

Le Coryphée annonce l’arrivée de Créon, précise qu’il tient son fils mort dans ses bras, et ajoute ce commentaire : « un malheur qui n’est pas le fait d’un autre, mais de sa propre faute. » (1259,1260) La faute n’est pas seulement en amont (interdiction d’enterrer Polynice) mais dans la réparation même de la faute puisque, commeLire la suite « Sophocle : Antigone (25) »

Dérèglement (suite)

Pour justifier la peine d’inéligibilité amoindrie infligée à Marine Le Pen, la Cour d’appel explique qu’elle « considère que l’exécution de cette peine depuis le 31 mars 2025 a d’ores et déjà réparé l’atteinte à la probité dans une mesure compatible avec les garanties fondamentales reconnues au citoyen. L’ignorer porterait atteinte au principe de liberté des candidatures, conditionLire la suite « Dérèglement (suite) »

Sophocle : Antigone (24)

Eurydice (= « justice spacieuse »)  – épouse de Créon, mère d’Hémon –  sort du palais après que le Coryphée s’est demandé si c’est parce qu’elle a entendu le nom de son fils ou si c’est le hasard. « Ô vous tous, habitants de la ville [= le Chœur, le Coryphée ], j’ai entendu vos discours alors queLire la suite « Sophocle : Antigone (24) »

Dérèglement

Un dérèglement est la perturbation d’un mécanisme, d’un organisme : les règles qui en permettaient le fonctionnement adéquat ont été altérées de sorte qu’elles ne sont plus opérantes. Le plus spectaculaire, aujourd’hui, est le dérèglement climatique – pour cause d’activités humaines – qui contient le paradoxe d’être nié non seulement par des sectes ou des individus,Lire la suite « Dérèglement »

Sophocle : Antigone (23)

Créon parti délivrer Antigone et enterrer Polynice, le Chœur intervient pour une invocation au « dieu honoré sous plusieurs noms » (1155), à savoir Dionysos, ou Iacchos ou Bacchos (Bacchus latin), divinité puissante de l’énergie des forces de la Nature qui présidait les fêtes au cours desquelles étaient jouées les tragédies, donc Antigone. Les plus importantes étaientLire la suite « Sophocle : Antigone (23) »

Sophocle : Antigone (22)

À l’appel de Tirésias à la raison « Allons, cède au mort, et ne blesse pas celui qui a déjà péri. A quoi sert de tuer encore un mort ? » (1029, 1030) Créon réagit (comme dans Œdipe Roi) en l’accusant de s’être laissé acheter. Une absurdité dont l’évidence contribue à accentuer la problématique de la contradiction queLire la suite « Sophocle : Antigone (22) »