Sophocle : Antigone (20)

Cet échange a ceci de particulier que Créon et Antigone ne s’adressent pas la parole – signe que n’ont pas vu ou voulu voir les autres traducteurs qui ne respectent pas le texte (voir plus loin). Sortant du palais, Créon s’adresse aux gardes qui entourent Antigone : « Ne savez-vous pas qu’il n’en est pas un quiLire la suite « Sophocle : Antigone (20) »

Le cas G. Erner

Le 24 juin 2026, G. Erner recevait M. Le Pen dans Les Matins qu’il anime sur France Culture et que j’écoute régulièrement. Au cours de l’émission que j’ai ignorée (j’étais ce matin-là sur mon vélo dans le silence d’une vallée cévenole ombragée), il a diffusé un montage qui mettait en parallèle des propos antisémites deLire la suite « Le cas G. Erner »

Sophocle : Antigone (19)

Il faut imaginer que l’acteur qui interprète Antigone porte le masque représentant une jeune fille d’une quinzaine d’années. Sophocle lui fait chanter alors l’équivalent du thrène, le chant de désolation des funérailles : « Voyez-moi, ô citoyens de la terre de mes pères, marchant sur le dernier chemin, contemplant le dernier éclat du soleil que je neLire la suite « Sophocle : Antigone (19) »

Sophocle : Antigone (18)

Créon rentre dans le palais. Seuls demeurent le Coryphée et le Chœur dont les spectateurs attendent le commentaire sur l’affrontement violent qui vient de se produire entre le père et le fils. Le premier mot est…  « Érôs », personnification du puissant désir amoureux, deux fois répété : « Érôs, invincible, Érôs qui te jettes sur lesLire la suite « Sophocle : Antigone (18) »

Sophocle : Antigone (17)

Le Coryphée a précisé qu’Hémon est le plus jeune des enfants de Créon, une manière d’annoncer et de souligner la distorsion entre les représentation liées à l’âge du jeune homme (autour de18 ans) et le contenu de son discours. « Père, les dieux ont donné la pensée aux hommes, le bien le plus grand de tous. Lire la suite « Sophocle : Antigone (17) »

Sophocle : Antigone (16)

 À la question du Coryphée qui voit arriver Hémon [« Est-ce qu’il vient [parce qu’il est] affligé quant au sort de la jeune fille nubile Antigone ? »], Créon répond : « Nous allons vite le savoir mieux que les devins ». (632,633) Il faut imaginer Sophocle, stylet ou calame à la main et sourire aux lèvres, en train de rédiger laLire la suite « Sophocle : Antigone (16) »

Sophocle : Antigone (15)

Entre les scènes qui viennent de confronter Créon au Garde, à Antigone, à Ismène, puis le dialogue entre les deux sœurs, Sophocle ne fait pas intervenir le Chœur : un long « plan séquence » (près de 200 vers) où se sont succédé, dans des registres différents, des problèmes dont on a vu qu’ils sont constitués de contradictionsLire la suite « Sophocle : Antigone (15) »

Sophocle : Antigone (14)

Le dialogue qui suit va montrer que toute harmonie est impossible entre les deux sœurs,  comme est impossible la relation avec Créon. Ce que propose Ismène à sa sœur, c’est une « philia » du vivant alors que celle d’Antigone est celle de la mort. Créon, lui, substitue au critère d’Antigone (égalité dans la mort) celui deLire la suite « Sophocle : Antigone (14) »

Sophocle : Antigone (13)

Ce que répond Créon à la réaction du Coryphée (article précédent) est une nouvelle expression du contradictoire dialectique que construit Sophocle : « Elle savait parfaitement qu’elle était insolente en outrepassant les lois établies, : la seconde insolence, après qu’elle a agi, c’est de s’en vanter et d’en pleurer de rire.  Désormais, moi je ne suisLire la suite « Sophocle : Antigone (13) »