Bally Bagayoko et l’allégeance

Quinze jours après son élection, le nouveau maire de Saint-Denis (cf. article du 17/03/2026) est l’objet de mépris raciste. Le prétexte : son emploi du mot allégeance pour indiquer ce que doit être le comportement politique de ceux qui ont perdu l’élection et celui du personnel administratif, dans le cadre de la loi, a-t-il précisé. LeLire la suite « Bally Bagayoko et l’allégeance »

Apologie de Socrate (17)

Après avoir entendu sa plaidoirie, que pouvaient se dire à eux-mêmes les 500 jurés, et quels signes pouvaient-ils échanger ?   Ce qui est sûr, puisque l’accusation était assortie de la peine de mort, c’est que 280 citoyens (sur 500) furent convaincus que Socrate était en train de démolir les fondations de la cité et qu’ilLire la suite « Apologie de Socrate (17) »

Apologie de Socrate (16)

La phrase par laquelle Socrate commence son explication [« Je ne suis jamais devenu le maître (enseignant) de quiconque » – 33 b ] évacue le prosélytisme que contient plus ou moins explicitement l’acte d’accusation. S’il n’a jamais empêché quelqu’un de l’écouter ou de dialoguer avec lui, explique-t-il, il n’est pas pour autant responsable de son devenir, puisqueLire la suite « Apologie de Socrate (16) »

Sophocle et Rouletabille

Dans Les matins du samedi (28/03/2026) Nicola Herbeaux recevait Pierre Bayard, agrégé de lettres, directeur d’un livre collectif intitulé Cold cases en Grèce antique qui propose de lire les œuvres anciennes, dont les tragédies de Sophocle Œdipe Roi et Antigone, sous l’angle « policier ». Ainsi, Œdipe n’aurait pas tué Laïos et Antigone ne se serait pasLire la suite « Sophocle et Rouletabille »

Apologie de Socrate (15)

Les deux événements que va rappeler Socrate sont deux actes d’injustice auxquels il s’est opposé, le premier dans le cadre de la démocratie, le second sous la dictature des Trente. Précision : Athènes était alors divisée en 10 phulaï  (tribus) de 50 citoyens (les 500 citoyens constituaient la Boulè = notre Assemblée nationale). À tour deLire la suite « Apologie de Socrate (15) »

Apologie de Socrate (14)

Le daimôn de l’époque classique est soit un dieu de catégorie inférieure, soit une puissance issue des dieux qui n’est pas elle-même un dieu. Comme le mot n’a pas la dimension diabolique qu’il a prise dans la religion chrétienne, il est délicat de le traduire par « démon » sans que surgissent de l’iconographie les êtres cornusLire la suite « Apologie de Socrate (14) »

Apologie de Socrate (13)

La phrase introductive fait appel à la sensibilité des jurés – je traduis toujours au plus près ; « Ne vous récriez pas, Athéniens, mais demeurez-moi fidèles* pour ce dont j’ai besoin de vous :  que vous ne vous récriiez pas pour ce que je peux dire, mais que vous écoutiez ; car, comme je le pense, vous aurezLire la suite « Apologie de Socrate (13) »

Apologie de Socrate (12)

L’idée principale arrivera après la reprise de l’hypothèse que Socrate précise : «  Si, eu égard à cela, vous me disiez* : « Socrate, maintenant nous n’allons pas croire Anytos, mais nous allons t’acquitter, à cette condition cependant que tu ne passeras plus ton temps dans cette recherche ni à philosopher ; et si tu es pris en flagrantLire la suite « Apologie de Socrate (12) »

Apologie de Socrate (11)

Ce qu’il va expliquer, c’est qu’il est, en tant que Socrate individu, une expression de la problématique humaine essentielle, un problématique si difficile à accepter par la collectivité qu’elle lui vaudra d’être condamné à mort. Il vient de dire aux Athéniens : vous êtes persuadés de savoir ce qu’est la mort (l’âme immortelle dans les Enfers),Lire la suite « Apologie de Socrate (11) »

Problématique de l’apprenti sorcier

L’histoire inspirée à Goethe par un texte de Lucien de Samosate – auteur grec du 2ème siècle de notre ère, connu des hellénistes en herbe d’il y a quelques décennies pour son Dialogues des morts) – met en scène un apprenti sorcier qui déclenche un processus dévastateur (en l’occurrence un balai) qu’il amplifie d’autant plusLire la suite « Problématique de l’apprenti sorcier »