Le Coryphée a précisé qu’Hémon est le plus jeune des enfants de Créon, une manière d’annoncer et de souligner la distorsion entre les représentation liées à l’âge du jeune homme (autour de18 ans) et le contenu de son discours. « Père, les dieux ont donné la pensée aux hommes, le bien le plus grand de tous. Lire la suite « Sophocle : Antigone (17) »
Archives de l’auteur : jean-pierre
Les traités de Versailles
Il y a traités et traités. Les hommes et les papiers. Le 18 janvier 1871, après la défaite de la France face à la Prusse, le chancelier Bismarck proclama l’empire allemand dans la galerie des Glaces du château On sait quel beau et intelligent traité y fut signé le 28 juin 1919. Hier, D. Trump,Lire la suite « Les traités de Versailles »
Sophocle : Antigone (16)
À la question du Coryphée qui voit arriver Hémon [« Est-ce qu’il vient [parce qu’il est] affligé quant au sort de la jeune fille nubile Antigone ? »], Créon répond : « Nous allons vite le savoir mieux que les devins ». (632,633) Il faut imaginer Sophocle, stylet ou calame à la main et sourire aux lèvres, en train de rédiger laLire la suite « Sophocle : Antigone (16) »
Sophocle : Antigone (15)
Entre les scènes qui viennent de confronter Créon au Garde, à Antigone, à Ismène, puis le dialogue entre les deux sœurs, Sophocle ne fait pas intervenir le Chœur : un long « plan séquence » (près de 200 vers) où se sont succédé, dans des registres différents, des problèmes dont on a vu qu’ils sont constitués de contradictionsLire la suite « Sophocle : Antigone (15) »
Sophocle : Antigone (14)
Le dialogue qui suit va montrer que toute harmonie est impossible entre les deux sœurs, comme est impossible la relation avec Créon. Ce que propose Ismène à sa sœur, c’est une « philia » du vivant alors que celle d’Antigone est celle de la mort. Créon, lui, substitue au critère d’Antigone (égalité dans la mort) celui deLire la suite « Sophocle : Antigone (14) »
Sophocle : Antigone (13)
Ce que répond Créon à la réaction du Coryphée (article précédent) est une nouvelle expression du contradictoire dialectique que construit Sophocle : « Elle savait parfaitement qu’elle était insolente en outrepassant les lois établies, : la seconde insolence, après qu’elle a agi, c’est de s’en vanter et d’en pleurer de rire. Désormais, moi je ne suisLire la suite « Sophocle : Antigone (13) »
Sophocle : Antigone (12)
Créon libère le garde dont la sortie (définitive) ramène la tragédie. Antigone admet qu’elle connaissait les décisions et explique pourquoi elle ne les a pas respectées. Ce discours qui, pour les morts, donne la priorité aux lois divines sur la loi humaine, est toujours d’actualité, avec la différence qu’il concerne les vivants. « Oui, carLire la suite « Sophocle : Antigone (12) »
Sophocle : Antigone (11)
Créon : Avec quel événement s’harmonise mon arrivée ? Le Garde : Chef, pour les mortels il n’est rien qu’on doive jurer de ne pas faire ; en effet l’imagination trompe la pensée. Lorsque je me vantais de prendre mon temps pour revenir un jour ici, j’avais été perturbé par tes menaces. Mais, la joie inattendue et inespérée estLire la suite « Sophocle : Antigone (11) »
Sophocle : Antigone (10)
Entre la sortie du garde et son retour, le Chœur chante et danse deux ensembles composés d’une strophe (il va d’un côté) et d’une antistrophe (puis de l’autre) sur le thème des limites de la puissance de l’homme [« Il existe beaucoup de choses étonnantes* mais rien n’est plus étonnant que l’être humain. » (332)] : s’il estLire la suite « Sophocle : Antigone (10) »
Sophocle : Antigone (9)
Sophocle fait réagir Créon à la question du Coryphée ( « Chef, est-ce que cet acte [recouvrir de terre le corps de Polynice] n’a pas été inspiré par la divinité ? ») en sollicitant la pensée du spectateur (par le déni), puis au discours du garde en s’adressant à nouveau à sa sensibilité (par le délire). Le déniLire la suite « Sophocle : Antigone (9) »