Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (4)

Le dévoilement d’Oreste à sa sœur se déroule dans une longue séquence de 320 vers incluant la parenthèse (55 vers) d’une prestation du Chœur. Je construis la problématique de cet épisode à partir du décalage entre sa durée et l’objet du récit. Le dévoilement d’Oreste pourrait être rapide puisqu’il a entendu le discours précédent deLire la suite « Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (4) »

Le bon sens, le philosophe et le président

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée (…) » écrit René Descartes, philosophe français émigré, au tout début du Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences (1637). « C’est du simple bon sens, la recommandation générale, c’est pas de manifestation dans les jours àLire la suite « Le bon sens, le philosophe et le président »

Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (3)

Le discours théâtral consiste dans cet instant à modifier le personnage d’Électre par la seule présence d’Oreste – c’est le sens de sa dissimulation aussi artificielle que son discours (cf. article précédent). Discours théâtral qui fait basculer le spectateur du monde humain immanent dans l’univers transcendant de la tragédie du Chant du bouc : celleLire la suite « Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (3) »

Les violences du 17 octobre et le refus de l’objet

« Comment expliquer les violences des 17 et 18 octobre ? », était la question posée aux deux invités des Matins de France Culture ce mercredi 21/10/2026 : Enzo Traverso, marxiste, auteur de Survivance de la révolte. Essais sur la dialectique de la révolte » (La Découverte) et Eugénie Bastié, rédactrice en chef adjointe du Figaro, qui publie chezLire la suite « Les violences du 17 octobre et le refus de l’objet »

La convergence des luttes ?

C’est une notion régulièrement reprise en période de forte agitation sociale. En mars 1968, les syndicats, les partis et les responsables politiques avaient considéré d’un œil ironique le début du mouvement étudiant de Nanterre. Ce n’est qu’après son amplification et les barricades du Quartier Latin qu’il fut rejoint en mai et juin par les organisationsLire la suite « La convergence des luttes ? »

Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (2)

Oreste complète le discours liminaire du paysan par des informations qu’il confie à son ami Pylade… qui les connaît, comme le public connaît l’artifice théâtral et aussi (cf. Eschyle et Sophocle) l’origine divine de la mission d’Oreste (tuer Clytemnestre et Égisthe pour venger l’assassinat d’Agamemnon) qu’Euripide rappelle mais avec cette différence qu’il ne nomme niLire la suite « Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (2) »

Débat… suite

Dans la réponse à ma dernière contribution :  « La jeunesse est certainement celle qui peut supporter la frugalité matérielle que les anciens ne conçoivent plus. » Au cours de leur dernière manifestation, des lycéens brandissent une pancarte en carton où ils ont écrit en noir et rouge « Nous sommes la rage vivante d’un monde mourant !Lire la suite « Débat… suite »

Le pape et J-L Mélenchon… suite

L’article que j’ai publié dans le blog de Mediapart a suscité des réactions. Je réponds à la dernière. Votre questionnement est double : quels sont mes critères de la duperie et qu’est-ce que je propose ? Une précision liminaire : je n’incrimine ni les individus que sont J-L Mélenchon et le pape, j’essaie de comprendre leur discours enLire la suite « Le pape et J-L Mélenchon… suite »

Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (1)

Euripide (480-406) avait 24 ans à la mort d’Eschyle (525-456) et il était le contemporain de Sophocle ( 495-406).  Son Électre fut composée et jouée dans le même temps que celle de Sophocle – sans doute un peu après – , en pleine guerre du Péloponnèse (431-404), vingt-sept années d’affrontements, de massacres et de dévastationsLire la suite « Le tragique et la tragédie : Électre – Euripide (1) »

Léon XIV et Jean-Luc Mélenchon

Le rapprochement est apparemment d’ordre surréaliste. Pourtant, si, dans son encyclique Magnifica humanitas (c’est du latin), le pape ne parle pas de J-L Mélenchon, J-L Mélenchon, lui, évoque le pape dans son long discours de Clermont-Ferrand (11/10/2026). Encyclique vient du grec qui signifie littéralement en cercle : elle écrite par une autorité ecclésiastique, aujourd’hui le pape,Lire la suite « Léon XIV et Jean-Luc Mélenchon »