La vidéo israélienne

Elle a été tournée par des Israéliens en présence du ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir. Elle filme des dizaines de militants venus par mer apporter leur aide aux habitants de Gaza et interceptés par l’armée israélienne. Ces hommes et ces femmes ont les bras attachés dans le dos, sont agenouillés, la tête contre le sol et les témoignages font état de sévices, d’humiliations psychologiques et physiques.

Le premier ministre israélien dit que la manière dont les prisonniers ont été traités « n’est pas conforme aux valeurs et aux normes d’Israël », le ministre des affaires étrangères dit à son collègue « Non, vous n’êtes pas le visage d’Israël ». Leurs propos ne sont, à ce jour, suivis d’aucune décision d’exclusion du ministre du gouvernement.

Les réactions internationales sont très critiques, et celle de la France s’en distingue en ce sens que le ministre intègre dans l’ « inadmissible » le désaveu de l’action militante humanitaire.

De quoi s’agit-il précisément ? Ni d’un acte de police, ni d’un acte de justice, mais d’un acte officiel de torture commis sous l’autorité d’un ministre du gouvernement israélien.

Cet acte d’avilissement – les médias précisent qu’il est régulièrement commis contre les prisonniers palestiniens – est de même nature qu’un acte nazi en ce sens que – toutes choses égales et compte tenu des verrous qui fonctionnent encore – il est un déni d’humanité de ceux qu’il vise. Et par la nuance qu’il apporte, le ministre français des Affaires étrangères, s’en fait le complice.

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