Le mur du crack à Paris

« Crack à Paris : la police bâtit un mur pour bloquer les consommateurs. Délogés vendredi de la rue Riquet, dans le 19e arrondissement, les toxicomanes ont reconstitué un campement porte de La Villette. Au grand désespoir des riverains de ce quartier pauvre. » (A la Une du Monde – 27.09.2021)

Quelques réactions :

« Fondamentalement, dès que tu fais le choix de prendre du crack, tu sais qu’il y a très peu de chance de t’en sortir… les consommateurs sont quasiment impossibles à sauver, et les mesures foireuses qu’on observe, de la Mairie ou de l’Etat sont le constat de cette déplaisante vérité; les junkies ont fait le choix de se suicider, nous imposent les effets de ce suicide, et la grande majorité du reste de la population n’a ni l’envie ni la capacité ni les ressources pour les en empêcher. Toutes les familles qui ont vu l’effet de l’alcool et la mort d’un parent alcoolique ont déjà vécu ça. »

« La France est parait-il encore la 7ème puissance économique mondiale. Mais l’état français est impuissant à gérer 200 camés et 50/60 dealers (en comptant large) répartis sur 2 km2 ? Ceci en dit long, très long et n’a absolument rien de réjouissant pour notre futur. »

« Il faudrait construire un camp de détention pour tous les toxicos en ne les laissant sortir qu’une fois débarrasser de leurs addictions et pour ceux qui ne sont pas Français on les expédie manu militari chez eux , un camp doter de soins , de quoi les nourrir avec un suivi drastique et bien sur loin de Paris ou d’une quelconque autre ville et pour en sortir etre clean avec des projets et à la moindre rechute retour au camp ou pour les voleurs, agresseurs et autres violeurs la prison , sans des mesures fermes envers les toxicos et les dealers toutes les mesurettes des autorités sont voués à l’échec et bien que l’addiction soit considéré comme une maladie une des seules que l’on attrape pas mais qu’on s’inflige ça n’excuses pas tout ni ne justifie le cirque qu’ils font subir aux riverains et de peur de froisser certains pseudos bien pensant le gouvernement ne fait pas ce qui doit etre fait , prendre des mesures drastiques !!! » (Je n’ai pas eu envie de corriger les fautes)

>> cette réponse d’un contributeur : « Absolument : vous parlez d’or et j’admire votre humanisme. Permettez-moi d’essayer à mon tour : des gens comme ça il faudrait faire des expériences dessus. D’ailleurs je suis sûr qu’ils sont solubles dans l’acide sulfurique. J’ai bon ? »

Ma contribution :

Sans régulation, le mur de barrage ne peut empêcher l’eau  de la rivière alimentée par les ruisseaux divers de s’écouler, ailleurs, puis là, par un débordement.  Les diagnostics sont posés depuis longtemps. Nous en sommes encore à parler des effets (la consommation et le trafic de « la » drogue) en refusant l’examen de la cause essentielle : je ne parle pas des causes secondaires qui nourrissent les discours sur l’immigration, les quartiers etc. Je parle du besoin de « béquilles » dont nous avons tous plus ou moins besoin pour vivre et supporter notre condition. Il y a dans le discours général, ancien et actuel, le présupposé implicite de l’anormalité de ce besoin. Ce discours induit sournoisement des dérives et des effets pervers utilisés ensuite pour évacuer le problème. Qu’avons-nous à perdre à dire : le besoin de « drogues » (« la » drogue et toutes les addictions) ressortit à l’espèce humaine, voyons comment on peut gérer cela ? Autrement dit, comment aider ceux dont la souffrance met la vie en danger ?

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