Action syndicale du 5 octobre

« Plusieurs syndicats appellent à une journée de mobilisation le 5 octobre

La CGT, FO, la FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse FIDL, UNEF et UNL « s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salariés et des jeunes ». (A la Une du Monde – 31.08.2021)

Quelques réactions :

« Leur principal pouvoir de nuisance, à savoir bloquer ou entraver les transports en commun de ceux qui veulent travailler, étant largement affaibli par les possibilités accrues et habitudes prises de télétravail, le mouvement ne va pas gêner grand monde. »

« Le rituel de syndicats qui n’ont aucune capacité à trouver d’autres moyens d’exister encore un peu . Faire la grève pour faire la grève quel que soit le contexte .Pathétique »

« J’imagine que de nombreux commentateurs vont décrier la grève, le niveau des Prélèvements Obligatoires, le fait que nous ne soyons pas des nordiques rompus au dialogue. Je crains que notre société devienne de plus en plus à fleur de peau, de moins en moins syndicalisé, de plus en plus hostile à la grève. Et je ne suis pas sur que cette évolution soit souhaitable. Ni que la solution est de crier haro sur ces syndicats dits extrémistes. J’ai plutôt le sentiment que c’est la société qui est de plus en plus clivée ! J’espère me tromper. »

« Personnellement les gilets jaunes en 2018, les grèves de 2019, le Covid en 2020/2021 et là de nouveau des manifestations dans la rue : trop c’est trop, la démocratie c’est le vote , ce n’est pas la vocifération dans les rues . Et quid d’un coup fatal pour la reprise économique. »

« Au regard des acquis sociaux français gigantesques et sans équivalent au monde (cf. la part de notre PIB consacré aux dépenses sociales et notre place de numéro 1 mondial des impôts) on peut s’élever contre des syndicats de grévistes professionnels qui ne représentent plus grand monde, et pour qui la grève est l’alpha et l’oméga de toute action. Quant aux syndicats lycéens, dirigés par des « jeunes » aux discours archaïques de vieux staliniens ils se distinguent avant tout par leur sectarisme et leur déconnexion avec le monde étudiant réel (pas celui des syndicalistes professionnels qu’ils sont déjà). Le syndicalisme français vit hors sol, est prompt à justifier toute violence et est surtout tourné vers le maintien de situations de rente (cheminots etc. etc.). La preuve : les jeunes et les salariés du privé en sont à 99% absents. »

Ma contribution :

Il y a dans une partie du syndicalisme français l’écho et la permanence du discours historique  qui ne distingue pas essentiellement les revendications proprement syndicales de la lutte contre ce qui les rend nécessaires, à savoir le capitalisme. C’est ainsi que la CGT signe de nombreux accords d’entreprise, très rarement, sinon jamais, des accords nationaux qui, pour elle, signifient implicitement une acceptation du système. Etre ou non d’accord avec cette conception est une chose, porter des jugements à l’emporte-pièce en est une autre. Les syndiqués sont peu nombreux, comme les adhérents à un parti politique. En revanche, les protestataires qui contestent  ceux qui s’engagent ici ou là, sont très nombreux qui ne manquent pas d’expliquer qu’un syndicat qui se contenterait de gérer (comme en Allemagne, par exemple) serait nettement préférable. Si notre système de protection sociale est, dit-on, parmi les meilleurs, est-ce sans rapport avec le syndicalisme tel qu’il existe en France ?

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