Une gifle pour le président ?

En visite à Tain-L’Hermitage (08.06.2021), E. Macron a été frappé à la joue du plat de la main par un des spectateurs près desquels il s’approchait. Les commentaires l’interprètent généralement comme un des signes de la perte d’autorité globale (politique, enseignement, pompier, soignants…)

Ma contribution au Monde

Si le cri poussé par l’auteur du geste (Montjoie Saint-Denis) témoigne d’une conviction, il ne s’agit pas de la gifle parentale punitive de certains contributeurs mais de l’ordre du soufflet envoyé pour provoquer le duel. Un des signes de la régression actuelle. Quant à la prétendue remise en cause globale de l’autorité à laquelle le geste est intégré, je dirais qu’elle est plutôt dans le droit fil de l’infantilisation (cf. les premiers discours présidentiels sur la pandémie) qui préside à la politique, en particulier le principe de la campagne électorale : un déni de la pensée et de la raison. Ce n’est pas l’autorité en tant que telle qui est contestée mais les modes d’expression de l’architecture globale qui n’a plus de sens, en tout cas plus de sens perçu. Les pompiers caillassés ne sont pas les dépositaires d’une autorité mais du pouvoir d’éteindre ce qui, précisément, est destructeur de structure. Laisser brûler, laisser s’écrouler ce qui ne tient plus que par habitude, voire laisser mourir, tel est le message des pierres réelles ou symboliques.

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