Monteverdi – Vespro della beata Vergine

En ces temps de demi-mesure qui hésitent entre confinement qui n’en est pas un et déconfinement qui ne l’est pas davantage, autant se référer à des valeurs sûres, même si « valeur » est souvent utilisé de manière discutable.

Là, il s’agit d’une vraie valeur sûre.

En deux mots.

J’écoutais, sur la même page Arte.tv (cf. article Angela Hewitt et les Variations Goldberg) l’interprétation donnée à Brême (c’était au temps où l’on ne portait pas de masque, et on voit donc les interprètes et les spectateurs en entier, c’est très curieux) l’interprétation du Magnificat de J-S Bach.

Dieu sait (si j’ose dire…) que j’aime la musique de Bach. Mais, en écoutant son Magnificat, je pensais à celui des Vêpres de Claudio Monteverdi… et là, vois-tu Jean-Sébastien… je suis vraiment désolé, mais, Claudio, à côté,  tu sais, c’est, comment dire… Ah ? La quintessence ? Oui, c’est ça, tu as raison, tu en connais un bout.

J’ai donc sélectionné le moteur Google, j’ai tapé Vêpres de Monteverdi et découvert une proposition Dailymotion et trois de Youtube.

Ma préférence va à l’interprétation de John Eliot Gardiner : Youtube propose d’abord deux extraits avant l’œuvre intégrale.

La première de Dailymotion (oubliez les deux autres) propose celle de Raphaël Pichon qui dirige l’ensemble Pygmalion. Il aime bien ajouter aux œuvres qu’il interprète quelques compositions étrangères, j’en ai fait l’expérience au festival de musique baroque de Beaune. C’est un peu surprenant. Là, il commence (et il réitère de temps en temps) par quelque chose de liturgique, qui n’est pas dans les Vêpres – ça ne dure pas longtemps – mais qui a l’avantage de révéler la dimension des Vêpres (id. pour La passion selon Saint-Matthieu de Bach) : l’exaltation de l’être dans le dialogue corps/esprit, tel qu’il est découvert et magnifié au tout début du 17ème siècle en Italie.

Oubliez, avant de commencer l’écoute, la connotation de vêpres (prières de soirée), oubliez la dimension liturgique. Et si vous avez oublié d’oublier, Claudio Monteverdi s’en charge.

Ainsi, après le « deus in adjutorium meum intende » (Dieu, viens à mon aide) lancé par le ténor, écoutez bien, derrière le « Domine ad adjuvandum me festina, (hâte-toi de me secourir) gloria patri et filio (gloire au père et au fils…) etc. » chanté par le chœur, la symphonie joyeuse des trompettes baroques.

Et puis, à suivre, l’alternance des voix seules, des chœurs, les changements de rythme…

On en viendrait presque à souhaiter que le confinement se prolonge…

Repérages de trois « sommets » parmi d’autres :

  • « nisi dominus  » de 36′ 53 à 41’25
  • « lauda » de 50’13 à 59,50
  • « magnificat » de 1’10 à la fin

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