Bison, vison, veau

Le virus a pour effet inattendu de révéler l’existence et l’importance des élevages de visons : environ 17 millions au Danemark, quelques milliers en France dans quatre élevages.

Ce n’est pas la question d’élever un animal pour le tuer qui constitue la problématique mais élever et tuer pour quoi ?

En Amérique du Nord, avant l’arrivée des Européens,  les bisons des Grandes Plaines (leur reproduction était naturelle) étaient un élément de la chaîne alimentaire qui permettaient aux Amérindiens de vivre.

Les Européens ont pratiquement exterminé les troupeaux pour des raisons liées à l’implantation coloniale et au commerce.

Autrement dit, pour les Amérindiens, et jusqu’à l’arrivée des colons, tuer le bison était une nécessité pour être. Il y avait une quasi-confusion d’être et avoir.

Les colons ont apporté dans leurs bagages la discrimination entre les deux termes et  l’équation du capitalisme être = avoir plus.

Le rapport du veau de boucherie (emblème, ici, de tous les animaux dont nous nous nourrissons) avec le vison est le même que celui du bison des Amérindiens avec celui des commanditaires de Buffalo Bill – un héros, comme l’on sait, du Far West mythique.

Elever et tuer des animaux – et des plantes – pour se nourrir fait partie de la chaîne alimentaire.

Elever et tuer des visons s’inscrit dans l’équation du capitalisme, comme  les conditions d’élevage et d’abattage des veaux et des autres animaux.

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