Molière – Les Femmes savantes (16)

L’acte III a deux objets : 1 – l’entrée de Trissotin que Molière a fait attendre pendant deux actes (id. dans Tartuffe). Il le présente dans une scène de salon littéraire où lit un sonnet et un épigramme de sa composition : en réalité deux poèmes écrits par l’abbé Cotin, poète apprécié de la cousine du roi, laLire la suite « Molière – Les Femmes savantes (16) »

Je suis très énervé (suite)

Toujours à propos de l’Œdipe Roi d’Eddy D’Aranjo qui met scène non la tragédie de Sophocle dont il a pris le titre, mais sa propre pièce. Je ne connaissais pas encore le compte-rendu du Monde auquel je suis abonné –version numérique, économie d’arbres oblige, quoique une heure sur Internet…  mais comment fait-on ?  –, compte-rendu dithyrambique,Lire la suite « Je suis très énervé (suite) »

Molière – Les Femmes savantes (15)

La scène 7 est importante en ce sens que s’y opposent deux philosophie de la vie. Elle doit être lue du lieu/point où Molière a placé les personnages : point bas pour Chrysale (soumission) compliqué du point haut de sa sensibilité (cf. « ma pauvre enfant »), élevé pour Philaminte (autorité) compliqué du point bas (brutalité du renvoi).Lire la suite « Molière – Les Femmes savantes (15) »

Molière – Les femmes savantes (14)

À propos des noms de personnages. À Versailles et à Paris, le public du théâtre de Molière connaissait le latin qui était la langue « savante » (Descartes, Spinoza écrivaient en latin)  et  celle de la messe. Le grec, de connotation historique subversive, pouvait être, comme aussi le latin, un marqueur culturel de salon. Si le rapportLire la suite « Molière – Les femmes savantes (14) »

Je suis très énervé

De là où vous êtes, ça ne se voit pas, oui, ou non, ça dépend, mais il n’empêche, je suis très énervé. Bon. Je me calme autant que je peux, ce n’est pas facile, et j’essaie d’expliquer. Il s’agit de théâtre. D’abord, les représentations théâtrales que j’ai aimées se comptent sur les doigts d’une main.Lire la suite « Je suis très énervé »

Molière – Les Femmes savantes (13)

L’objet de la scène 4 est le même que celui de la scène 3 de l’Acte I  ( – cf. « Le plus sûr est de gagner ma mère ») avec la différence que la faiblesse de Chrysale annoncée par sa fille est ici manifestée par le personnage lui-même dans l’expression forte d’un type de puissance dontLire la suite « Molière – Les Femmes savantes (13) »

Le tsunami de l’affaire Epstein

La question essentielle est celle du déclenchement. Le fond de l’affaire (pédocriminalité) est connu depuis les années 2008/2009, quand J. Epstein fut condamné pour la première fois et inscrit sur la liste américaine des délinquants sexuels. En gestation, le tsunami – l’étendue de ses relations révélées, et en partie seulement – n’a pas été perçuLire la suite « Le tsunami de l’affaire Epstein »

Molière – Les Femmes savantes (12)

Après la très courte première scène (4vers) de l’acte II – on comprend que Clitandre, depuis la coulisse, demande à l’oncle d’Henriette d’intervenir en sa faveur – la deuxième présente Ariste et Chrysale, les deux frères de Bélise,  dont le choix des deux noms est significatif des intentions de Molière. Ariste – que Clitandre vientLire la suite « Molière – Les Femmes savantes (12) »

Molière – Les Femmes savantes (11)

Dans son essai (Le Rire) Bergson explique que le rire est provoqué par du « mécanique plaqué sur du vivant ». Ainsi, le rire que suscite en première réaction le piéton qui heurte un poteau ou glisse sur une peau de banane est un moyen de défense contre ce qu’il adviendrait de l’humanité si ces gestes nonLire la suite « Molière – Les Femmes savantes (11) »

Remarque sur l’analyse de Johann Chapoutot

Johann Chapoutot, professeur d’histoire à Sorbonne Université (auteur de Les irresponsables  = qui a porté Hitler au pouvoir ?) était l’invité des Matins de France Culture ( 05/02/2026 – 7 h 40 / 8 h 20). Il explique le plan élaboré par la droite allemande des années 1930 en Allemagne, à savoir se raccrocher au partiLire la suite « Remarque sur l’analyse de Johann Chapoutot »