Maroc-France

Tout a été dit sur l’ampleur de l’enjeu de cette demi-finale de la coupe du monde de football (la colonisation, l’immigration, la binationalité, le couscous, le coq au vin, et j’en oublie) disputée au Qatar à propos duquel on pensait que tout avait aussi été dit, jusqu’à la découverte, dans l’appartement bruxellois d’une vice-présidente grecque de l’Assemblée Européenne, de sacs  emplis de billets de banque provenant apparemment de ce pays organisateur de ladite coupe du monde dont elle disait le plus grand bien récemment devant ses collègues,  et qui n’en manque pas, dit-on – pour ceux qui n’auraient pas suivi, dont représente le Qatar et pas la coupe du monde, qui le Qatar et pas la vice-présidente, en les billets et pas les Grecques.  

Tout, – là je reviens à mes moutons… une chance qu’il y en ait des deux côtés de la méditerranée et qu’il ne s’agisse pas de cochons… –  tout, dis-je, a donc été dit (on me pardonnera la répétition) au sujet de cette rencontre… de cet affrontement… de ce règlement de comptes historique… de ce combat entre David et Goliath… hum… c’est quand même curieux ce rapprochement entendu à la radio… et j’en oublie sans doute, tout a été dit,  me répété-je dans la répétition,  sauf, quand même, le rappel d’un tout petit détail, à savoir qu’il s’agit d’un jeu. D’un jeu auquel participent deux équipes constituées chacune de onze Marocains (curieusement, certains sont aussi français et jouent en France) et onze Français (curieusement, aucun n’est aussi marocain et ne joue au Maroc) dont on pourrait se demander en quoi ils représentent leur pays pour ceux qui, quoique patriotes et chauvins, n’aiment pas le football, mais seulement la baguette, le saucisson pur porc (là, c’est de la provocation) et le vin rouge (idem, quoique un peu moins quand même parce qu’il paraît que).

Bref, nonobstant et quoi qu’il en soit, on va entendre résonner et chanter les hymnes nationaux (est-ce que le sang abreuve aussi les sillons de celui du Maroc ?) et les Bleus vont se mesurer aux Lions de l’Atlas.

Quand je me rappelle ce que sont un bleu et un lion,  je me convaincs en tant que Français cocardier et tout ça, que David est forcément le bleu puissant façon bleu d’Auvergne ou bleu de Roquefort, Goliath le lion faiblard de la Fable, donc que le Bleu doit logiquement l’emporter sur le Lion… hum…  à moins que le bleu ne soit celui de la naïveté de caserne et le lion celui de la Metro Goldwyn Mayer qui, comme on sait, a produit Quo Vadis.

Oui, mais là, c’étaient des Romains et ils ne jouaient pas au foot. Pas encore.

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