Exécutions publiques en Iran

A la Une du Monde de ce 12 décembre 2022 :

« L’agence de l’autorité judiciaire du pays, Mizan News Agency, a annoncé l’exécution lundi de Majidreza Rahnavard. Celle-ci a eu lieu en public à Machhad, dans le nord-est du pays. »

Quelques réactions :

« Pays moyenâgeux avec des lois moyenâgeuse avec des voyous au pouvoir.
Ça fait penser à l’inquisition. Massacrer son propre peuple c’est toujours affligeant. Malheureusement ce n’est pas qu’une question de politique c’est aussi une question de mentalité de la plus grande majorité. La violence et tapie dans la culture et les us et les coutumes.
 »

« Il fut un temps, pas si lointain, où en France, tuer un policier dans l’exercice de ses fonctions conduisait son auteur à l’échafaud. Les temps ont bien changé, bombarder les fonctionnaires de police avec toutes sortes de projectiles, tenter de les faire rotir, sont considérés comme des exutoires et ne valent à leurs auteurs que des « peines » de principe le plus souvent non exécutées. Et malheur au policier qui tentera de se défendre ! »

« Ce n’est pas parce qu’on cite un communiqué AFP qu’on peut se passer de le relire pour le conformer aux règles que Le Monde a l’habitude de respecter : après que + indicatif. » [remarque concernant la phrase de l’article : « …après qu’il soit tombé contre une moto garée. » corrigée depuis par la rédaction, et qui a suscité ces deux réactions : « La police de la grammaire a encore frappé. Forte de sa déclinaison infiniment plus importante que la simple mort d’un iranien. » / « La langue Française a été consciencieusement transformée en usine à gaz au cours des dix-huitième et dix-neuvième siècles. La complexité artificielle de la grammaire, de l’orthographe et de la conjugaison offre un moyen de se distinguer à ceux qui en ont tant besoin.« ]

Ma contribution

Non. Un tel événement qui – au-delà de la terreur imposée caractéristique d’un régime théocratique totalitaire – témoigne essentiellement de la prégnance des idées reçues (= la fonction dissuasive de la peine de mort et de son exécution publique dont il est établi qu’elles n’ont aucun effet sur ce dont elles sont censées protéger) n’est pas caractéristique du Moyen-Âge, même métaphorique, comme on peut le lire parfois. Qu’il produise des réflexions décalées, périphériques, est le signe d’une constante du comportement, peut-être celle qui, à des degrés divers de gravité et selon notre perception de l’insupportable, incite à regarder ailleurs.

Une réponse :

« En effet, on a guillotiné en public sur le boulevard Arago et à Versailles jusqu’en 1939 , sous le gouvernement du radical Daladier ! C’était d’ailleurs un spectacle très prisé, surtout des femmes de la « bourgeoisie » en quête de sensations fortes. En plus, ça les rassurait, paraît-il. ça n’a donc rien de « moyen-âgeux », ni de spécifique des théocraties. »

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