Ukraine : 1991

Le 25 décembre 1991, la démission de Mikaïl Gorbatchev mettait fin à l’existence de l’URSS.

Le Conseil de l’Atlantique Nord avait été créé en avril 1949 et sa force militaire intégrée (OTAN) en 1950 au moment de la guerre de Corée.  L’objectif était l’organisation d’une défense collective (Europe de l’Ouest / USA, Canada) contre toute tentative militaire d’invasion soviétique. L’adhésion de l’Allemagne de l’ouest (République Fédérale Allemande) à l’alliance atlantique accompagnée de son réarmement entraîna la création du Pacte de Varsovie, la réplique des pays communistes à l’OTAN.

Le 25 décembre 1991, en même temps que la disparition de l’URSS, donc du Pacte de Varsovie, disparaissait la menace d’agression soviétique.

Que décidèrent les pays membres de l’OTAN ? Non seulement de maintenir l’organisation dont venait de disparaître la cause de sa création, mais encore de l’élargir aux anciens pays membres du Pacte de Varsovie.

Que se serait-il passé si les pays occidentaux avaient décidé de dissoudre l’OTAN et proposé à la nouvelle Fédération de Russie de discuter d’une gestion commune des problèmes de sécurité ?

A prévalu la doctrine du rapport de force qui a peu à peu conduit la reconstitution de deux blocs, compliquée de l’émergence de la Chine.

C’est en quoi il y a une coresponsabilité internationale de la situation actuelle qui ne commence pas avec l’invasion de l’Ukraine mais avec le début, en décembre 1991,  d’une phase nouvelle du processus du même rapport de force (alors favorable aux USA, Canada / Europe Occidentale) que personne n’a mis en cause et  qui a contribué à l’instauration progressive du système politique russe avec l’ascension – résistible, donc – de V. Poutine.

Le cynisme de son jeu politique et diplomatique, ses déclarations, en particulier ses insultes au gouvernement ukrainien élu, sa décision d’envahir l’Ukraine témoignent de la démesure où peut conduire le rapport de force dictée par la toute-puissance réelle ou supposée.

Georges W. Bush ne s’est pas comporté autrement en mars 2003 quand il envahit l’Irak après avoir fourni à l’ONU les preuves fabriquées de toutes pièces d’une prétendue menace de destruction massive. Un épisode qui provoqua au minimum 100 000 morts et 2 000 000 réfugiés du côté irakien, 5000 morts, plus de 30 000 blessés du côté américain. Sans parler des autres dégâts.

Décréter, comme vient de le dire J. Biden, que V. Poutine va devenir un « paria sur la scène internationale » témoigne de la persistance du même rapport de force aveuglant et délétère qui affranchit G.W. Bush de tout compte à rendre.

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