Crack… suite

« Crack à Paris : le schéma pour résoudre un problème vieux de trente ans se heurte à l’hostilité des riverains. Pour sortir de la situation intenable dans le Nord-Est de la capitale, la Mairie envisage l’ouverture de lieux d’accueil pour les consommateurs. Face aux résistances, elle privilégie des sites existants ou en milieu hospitalier. » (A la Une du Monde – 02.10.2021)

L’article suscite encore plus de 80 réactions* auxquelles il me semble utile de répondre en enfonçant le clou.

* dont celles-ci :

« Suggestion : que mesdames Hidalgo et Coffin créent ces structures merveilleuses à proximité de leur domicile personnel, pour pouvoir en mesurer tous les bienfaits. Soyons sérieux : la place des crackers est en prison ou à l’isolement, pour un sevrage radical obligatoire. »

« Pour combattre ce que le Monde appelle la crise du crack, on ouvre des salles de shoot. Je demande solennellement, en tant qu’amateur de sensations automobiles fortes, que l’on ouvre des portions d’autoroutes en vitesse illimitée. Sur la forme, c’est un peu pareil non ? »

« Les fournisseurs passent d’un groupe à l’autre ». Puisqu’ils sont clairement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas arrêtés ? Vendre du crack est un délit, non ? Je pense de plus en plus que cette histoire de drogués installés en pleine rue est le résultat du bras de fer entre une Mairie socialiste et un Etat de droite : chacun veut démonter l’incurie de l’autre et rien ne se fait. C’est honteux. »

 Ma contribution enfonceuse de clou.

Pour ce problème comme pour bien d’autres (IVG, euthanasie, vaccins…) nous (la société et ceux que nous élisons) ne traitons que les effets qui ne peuvent l’être qu’avec passion. D’où, par ex. « l’argument » adressé à la maire de Paris d’installer une salle de shoot à côté de chez elle. Comme, dans le passé (et encore aujourd’hui), celui opposé aux partisans de l’abolition de la peine de mort « et si c’est un de vos proches qui est assassiné ! ». Il importe de reconnaître que l’être humain a besoin de « béquilles », de dire que certaines sont mauvaises et que personne n’a le droit de juger du degré de souffrance qui peut conduire à s’autodétruire. Cette reconnaissance du « droit à la béquille » implique un mode d’emploi qui vise à éviter l’exploitation de la souffrance à des fins de profit financier. Sans ce discours de responsabilisation, nous ne ferons que construire des murs pour repousser les symptômes.

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