Rapatriement des familles de djihadistes 

« La France défend son refus devant la Cour européenne des droits de l’homme. La CEDH a examiné, mercredi 29 septembre, la requête des familles de deux femmes détenues en Syrie avec leurs enfants et demandant leur retour, refusé par l’Etat. » (A la Une du Monde – 30.09.2021)

« Elles ont criées de joie lors des attentats du bataclan et maintenant certains les défendent, c’est honteux pour les victimes du 15/11. »

« L’article affiche un parti pris assez stupéfiant : l’expression « ces femmes sont arrivées en Syrie… » sous-entend un acte presque fortuit alors que ces femmes sont volontairement parties rejoindre l’État islamique dont l’objectif revendiqué de contribuer à la destruction ou des incroyants dont leurs compatriotes. Leur nombre d’enfants conçus dans un pays en guerre interroge sur leur sens des responsabilités comme leur refus de s’en séparer pour les mettre à l’abri en France. Récupérer des « lionceaux du califat » passe par des précautions solides en particulier pour les plus âgés… Dans une école ou un collège de la République mixte et multiculturelle, cela peut être carrément dangereux. »

« Les infractions sont jugées là où elles sont commises. Quel sens de juger en France des personnes pour des crimes qui ont eu lieu en Syrie ou en Irak, alors que sur place, il y a tout ce qu’il faut ? »Ma contribution

Il s’agit de comprendre pourquoi il y a eu ces engagements mortifères. La responsabilité (=réponse adéquate, ce dont témoigne la substitution du procès de l’individu  à celui de l’acte – loi du talion) ne consiste pas à faire comme si la réponse allait de soi. La dimension morale n’a pas plus à voir ici que pour n’importe quel autre crime : en tant qu’état de droit, nous reconnaissons la légitimité et la nécessité de l’analyse du procès judiciaire. Quant à la présence des enfants, il convient de rappeler qu’ils ne sont pas responsables des choix de leurs parents ; en dehors de la question du droit, les laisser dans cette situation ne peut qu’alimenter les haines et les rancœurs. Les arguments de l’avocat de la France ressemblent fort à des arguties aux motifs politiciens. Il s’agit de crimes commis dans le cadre d’un conflit international où nous étions impliqués.

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