La question des harkis

« Guerre d’Algérie : vers un nouveau geste d’Emmanuel Macron en faveur des harkis. Le président devrait annoncer lundi une revalorisation des pensions de ces anciens combattants, mais aussi « franchir un nouveau pas » dans la « reconnaissance » de leur « abandon » en 1962, selon son entourage. » (A la Une du Monde – 20.09.2021)

Quelques contributions :

« Ce ne sont pas les Français qui ont massacré les harkis, mais les fellaghas parvenus au pouvoir. Les dédommagements doivent être récupérés sur l’Algérie. Comme évidemment elle ne voudra pas en entendre parler, on pourrait mettre une taxe ad hoc sur les transferts d’argent des Algériens installés en France. »

« Bien plus français par le sang versé que certains le sont par le sang reçu, les harkis et ceux qui ont refusé de les abandonner doivent être honorés comme il se doit. Heureusement que les leçons de l’histoire ont été tirées au profit des Afghans qui ont choisi le camp de la liberté. »

« Et hop, les élections arrivent, on distribue le pognon et les petits cadeaux aux électeurs. C’est tellement gros. »

« Au sujet des harkis : les Accords d’Evian prévoyaient que le nouveau pouvoir algérien garantissait la sécurité des Algériens ayant travaillé ou combattu pour la France mais qui souhaitaient rester dans leur pays. Les plus lucides sont venus en France avec leurs familles, les plus naïfs sont restés. On sait ce qui s’est ensuite passé. C’est le FLN qui n’a pas tenu ses promesses en 1962, comme les Talibans ne les auraient pas tenues si on leur avait fait confiance. »

La mienne :

Le problème des harkis est un élément de la  guerre d’Algérie qui est un élément de la problématique « colonisation » qui n’a jamais été abordée sur le fond mais par le biais d’entrées (faute, repentance, pardon…) dont la fonction était précisément de détourner de la problématique. La réconciliation invoquée par B. Stora dans son rapport suppose une entente préalable qui n’a jamais existé dans la relation de colonisation précédant l’indépendance. Tant que la question de la responsabilité (=réponses apportées à un problème clairement identifié) n’est pas clairement posée, il n’y a de réponse/solution qu’inadéquate. Rappel : en son temps, l’Israélien Amos Oz lança, dans un manifeste visant lui aussi une « réconciliation » avec les Palestiniens, ce cri : »Aidez-vous à divorcer ! », comme si les deux peuples avaient jamais été mariés. Les deux situations sont différentes, mais le déni est comparable. Le réel, têtu, des relations France/Algérie et Israël/Palestiniens en est une illustration.

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