La « question trans » dans « Répliques » 

L’intitulé de l’émission (11.09.2021) « la question trans » m’a conduit à écouter – en replay pour pouvoir arrêter et noter. Et aussi pour prendre le temps de me calmer.

Deux (Alain Finkielkraut et une première invitée, Claude Habib, professeur de littérature) contre un (Serge Efez, second invité, psychiatre et psychanalyste).

D’un côté, l’expression des choses et du monde vus dans la situation d’ « état », de ce qui est, de l’autre celle du mouvement, la première s’efforçant de faire le procès de l’autre. Je n’exagère pas. Bien sûr, les fleurets sont mouchetés, encore que Claude Habib ait souvent donné l’impression de faire effort sur elle-même pour ne pas aller jusqu’à l’invective.

J’ai admiré le calme et la clarté de la pensée de Serge Efez, surtout quand lui sont opposées des affirmations que le parti pris rend difficiles à entendre. Pour ceux que cela intéresse, écouter, à la fin, la réponse qu’il donne à A. Finkielfraut sur sa présentation schématique de l’altérité.

Un autre exemple, dans son introduction (de tonalité critique): « Les temps modernes ont décidé de définir l’homme non par la nature, la nature humaine, mais par la faculté de s’arracher à la nature, donc par la liberté. Cependant la liberté a toujours été hypothéquée par la naissance : je suis libre, je choisis, je fais ce que je veux sauf que je nais homme ou femme. »

Tout y est à reprendre : que sont et quand commencent les « temps modernes » (il ne s’agit ni du film de Chaplin ni de la revue de J-P Sartre) ? Comment et sous quelle forme décident-ils ?  Qu’est-ce que la « nature » et la « nature humaine » ?  Qui dit que « s’arracher à la nature » est la liberté ? En quoi la naissance est-elle une hypothèque de la liberté ? En quoi la liberté est-elle « je fais ce que je veux » et en quoi faire et naître sont-ils synonymes ?

Bref, à se demander, entre autres questions, si A. Finkielkraut fait la différence entre libre-arbitre et liberté, ou, plutôt et sans doute plus justement : comment la passion nostalgique pour l’ « état » peut conduire à défaire la pensée.

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