Tulsa, Kamloops

« A Tulsa, Joe Biden veut « rompre le silence » sur le massacre d’Afro-Américains. Le président des Etats-Unis, Joe Biden, s’est rendu, mardi 1er juin, sur les lieux du massacre d’Afro-Américains à Tulsa, dans l’Oklahoma, afin d’« aider à rompre le silence » qui a longtemps pesé sur l’un des pires épisodes de violence raciste de l’histoire des Etats-Unis. « Car dans le silence, les blessures se creusent », a-t-il insisté. « Les événements dont nous parlons se sont déroulés il y a cent ans, et cependant je suis le premier président en cent ans à venir à Tulsa », a rappelé le démocrate, disant vouloir « faire éclater la vérité ».

« La découverte, le 28 mai, des ossements de 215 enfants enfouis dans une fosse commune d’un ancien pensionnat autochtone à Kamloops (Colombie-Britannique), le plus grand qu’ait connu le Canada, a provoqué une onde de choc dans tout le pays. Les corps des enfants ont été repérés par un expert à l’aide d’un géoradar, avait annoncé, vendredi, la Première Nation (peuple autochtone) Tk’emlúps te secwépemc dans un communiqué. Selon la chef Rosanne Casimir, on ignore la cause de leur mort et à quand remonte leur décès, mais « certaines victimes n’avaient pas plus de 3 ans », a-t-elle affirmé. Des fouilles vont commencer pour exhumer les corps et tenter de redonner une identité à chacune de ces victimes. »

(A la Une du Monde – 02.06.2021)

Ma contribution.

La « coïncidence » des reconnaissances de massacres (USA, Canada, Allemagne, Irlande…), n’est le fait ni d’un hasard, ni d’un calcul, mais le signe d’une nécessité dont la cause vient de l’épuisement des solutions d’esquive et de contournement dont étaient constitués les discours d’explication prétendue. Ce qui apparaît aujourd’hui est l’invariant humain qui a produit et produit encore le racisme, l’esclavage, le colonialisme, les sujétions de toutes sortes et le support religieux chargé de les justifier. Ce qui pousse désormais sur le côté les refus/prétextes de faute, de repentance, de pardon, d’excuse, c’est l’émergence de la conscience de l’impasse où nous a conduits la croyance aux paradis de l’au-delà et d’ici-bas comme alternative de l’équation capitaliste (être = avoir plus). Nous sommes désormais nus en face de qui nous sommes : des êtres vivant avec le double discours de leur mort et qui doivent construire une réponse nouvelle. D’où le corollaire de la tentation du repli nationaliste.  

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