L’Eglise catholique et les abus sexuels

« Abus sexuels : l’Eglise catholique française veut « assumer sa responsabilité » mais n’évite pas les critiques. L’assemblée plénière des évêques a adopté, vendredi, une série de résolutions pour répondre à la crise des violences sexuelles sur mineurs. Un fonds en faveur des victimes est prévu, mais l’institution refuse toujours de parler d’indemnités ou de réparations. » (A la Une du Monde – 27.03.2021)

Ma contribution :

La question qui me paraît centrale concerne ce qui conduit à l’existence d’une structure fondée sur une croyance qui conçoit le corps comme inférieur et subordonné à l’esprit, réduit la sexualité à la procréation, la proscrit quand elle est associée au plaisir qu’elle procure, et dans laquelle le pouvoir est réservé aux seuls hommes qui doivent être célibataires.

Réponse de « la fée viviane »

« Je signale que le prêtre qui a violé sa cousine de 12 ans – ma belle-sœur- en 1955, après avoir été déplacé, par sa hiérarchie , d’une paroisse où son comportement avait été dénoncé par plusieurs jeunes filles ( auxquelles on avait imposé silence » pour le bien de l’église ») n’est certainement pas compté dans le bilan qui est présenté aujourd’hui des prêtres violeurs pas plus que ma belle-sœur ne sera comptée parmi les victimes : » grâce au ciel » ils sont morts tous les deux ! et l’église du pays léonard, « cette terre des prêtres », (nord Bretagne) s’en sortira moins mal. ( un peu)« 

Une contribution de « Fraterniquoi »

« Pourquoi 99% des articles sur l’église catholique n’abordent que les abus sexuels ? Il n’y aurait aucun autre thème intéressant à aborder autour des églises. Cela donnerait presque à penser qu’il y aurait beaucoup plus d’acte(s) délictuelle(s) chez ceux qui ont fait profession de foi que chez les agnostiques. Enfin petite parenthèse : Pour les apôtres de la cancel culture du culte, il faudrait remarquer que renier son histoire c’est renier sa propre personne .
En effet que serait la France aujourd’hui sans son patrimoine génétique judéo-chrétien ? Dans ses frontières. Dans sa langue. Dans son évolution culturelle.
Mieux que serait mon être aujourd’hui
[sic] si mes pensées actuelles avaient pu prendre racine quelques siècles auparavant ? »

Ma réponse à sa question liminaire :

 Peut-être parce qu’il y a une contradiction majeure entre le discours et l’acte ? Vous êtes croyant. Supposez un instant que Jésus (celui des évangiles et des actes des apôtres) soit introduit, yeux bandés à St. Pierre de Rome pendant une cérémonie, avec le pape, les cardinaux, les évêques dans leurs habits de couleurs, avec leurs chapeaux etc. Otez-lui le bandeau : pensez-vous qu’il reconnaîtra l’église qu’il voulait fonder ? Emmenez-le ensuite visiter la structure administrative et financière de l’église. Faites-lui voir le film des guerres de religion, des conquêtes coloniales, des diverses associations de l’église et du pouvoir politique, celui de l’Inquisition etc. : reconnaîtra-t-il le discours qu’il tient dans les évangiles ? Qu’en dira-t-il ? Même question pour la pédérastie. Si on en parle tant, aujourd’hui, c’est peut-être parce que la somme des contradictions a atteint un point critique. C’est peut-être un début de réponse.

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