Présidentielle de 2022 : Fabien Roussel candidat à l’investiture du Parti communiste français.

« Sa candidature sera formellement proposée aux militants lors d’une conférence nationale, les 10 et 11 avril. Emmanuel Dang Tran et Grégoire Munk se sont également portés candidats. (…) « Tout est fait pour installer dans les esprits le duel du second tour de cette élection[Emmanuel Macron contre Marine Le Pen], sans connaître l’ensemble des candidats du premier tour, leurs programmes, sans jamais évoquer les législatives. Refusons ce piège », a insisté le numéro un communiste, élu à cette fonction en 2018 sur la promesse que le PCF aurait un candidat en 2022. » (A la Une du Monde – 14.03.2021)

Une réaction à cette opinion d’un lecteur : « Et si le plus important à gauche était de se débarrasser de Mélenchon de son populisme et son islam politique…. »

« Oui Mélenchon représente un obstacle à une union de la gauche mais pour le second tour nous serons très nombreux à nous abstenir en cas de duel Macron Le Pen. Blanquer, sous les ordres de Macron a passé son temps à mépriser et se moquer des enseignants, venir après cela leur demander de venir sauver la république relève de l’obscène. Mais cette division et multiplication des candidatures de gauche relève de la faute morale majeure. La gauche n’a visiblement aucune envie d’être au second tour. On finira avec 5 ou 6 candidats de « gauche » pour se partager 25% de voix, c’est du grand n’importe quoi. »

Ma réponse à cette réaction…

S’agit-il vraiment de voter pour ou contre « quelqu’un » ? Dans l’hypothèse que vous évoquez, E. Macron représente un système alors que M. Le Pen représente l’expression d’une peur collective. Le système, on le défend ou on le combat, c’est le principe républicain de la politique, la peur, elle, met en route une machinerie passionnelle nourrie de boucs-émissaires et qui finit par échapper au contrôle de ceux-là-mêmes qui l’alimentent. Regardez autour de vous, retournez-vous aussi, les exemples ne sont pas loin dans le temps et l’espace (Europe, Amérique…). Ce n’est pas un problème de personnes, de morale, de politique mais d’angoisse et de peur, d’ordre physique et psychique, individuel et social. C’est  se jeter dans l’abîme de peur d’y tomber. S’abstenir, c’est oublier que nous sommes embarqués, que nous le voulions ou pas. Croire qu’on est sur la rive n’est qu’un leurre.

 … et ma contribution :

L’idée communiste existe au moins depuis Platon (La République). Reste le fiasco de son expérimentation, surtout soviétique, qui peut conduire à vouloir tuer l’idée. Au fond, la question est celle du rapport individu/commun, fixe dans les autres espèces, objet d’interrogation permanente chez l’homme. Le PCF qui a pu rassembler plus de 21% des voix à la présidentielle de 1969 est l’expression désormais obsolète d’une théorie qui a rencontré une écoute planétaire d’approbation ou d’hostilité d’égale intensité. Aujourd’hui, a disparu l’idée même d’alternative au système capitaliste qui n’est pas tombé du ciel. Nous avons en nous l’équation qui le constitue (être=avoir plus) et dont l’expression socioéconomique née au 18ème siècle semble conduire à la catastrophe au moins climatique. Il est peut-être temps de repérer ce qu’est notre commun essentiel pour tenter de trouver une réponse qui soit, cette fois, adéquate.

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