2020 : bilan en demi-teinte et demi-bémol majeur

Commençons par le commencement : le bilan est une balance entre le plus et le moins. Pour un budget, le plus, c’est les recettes, le moins, les dépenses, jusque-là, c’est assez simple. Ça l’est moins pour une année dont certains événements sont un plus quand ils sont moindres et inversement. Tenez, un exemple, comme ça, au hasard, moins de contagion est un plus, et plus de malades est un moins. Seulement,  ça dépend du contenu de contagion et de malade. Parce que, autre exemple toujours pris au hasard, moins de contagion de bonne humeur (c’est quand on peut dire que tout va bien quand on sort de son lit, le matin, bien sûr) est bien un moins (et la bonne humeur est un bien plutôt rare par les temps qui courent) et plus de malades de rire (là, c’est quand on ne peut pas s’arrêter de s’esclaffer, du genre ah ! ah ! ah ! ou alors hi ! hi ! hi !  comme Nicole dans le Bourgeois Gentilhomme, mais je m’égare) est bien un plus (toujours aussi rare dans ces mêmes temps qui etc.). Vous voyez ? Sinon, reprenez depuis le début, lentement.

Comment on s’en sort ? Peut-être qu’on ne s’en sort pas. Non, je ne précise pas de quoi. A moins…qu’on se dise que plus et moins sont adossés (ils ne le savent pas forcément) à des critères qui ont comme dénominateur commun celui de La Vie (notez les majuscules). Ce qui l’augmente est plus, ce qui la diminue est moins. Voilà, c’est simple. Hum…  peut-être trop simple, parce que si l’on cherche à définir La Vie (notez toujours), on rencontre les paramètres de quantité et de qualité qui ne manqueront pas de vous faire remarquer que plus de (durée de) vie (notez cette fois les minuscules) peut, dans certains cas, être moins de (qualité de) vie (notez, notez toujours). Ce qui donne à penser…

Bref, comment faire le bilan d’une année ? Ou, si vous préférez, quelle idée de m’embarquer dans cette galère ! A moins de la transformer en pédalo, ce qui, d’un certain point de vue, pourrait être un plus, mais alors dans un second degré… Hum…  ?

D’où, notez-le, la bizarrerie du titre de l’article.

Après avoir commencé par le commencement, je choisis de continuer par le bilan des personnalités. Celles en moins (mortes) et celles en plus (nées).

Voyons, voyons, me dis-je (passé-simple, notez-le, on est maintenant dans le récit), en ouvrant d’un clic quand même un peu ému la page de Wikipédia.

Et là… la souris m’en tomba (toujours le récit, vous notez ?) quasiment des doigts ! Quelle ne fut pas en effet ma stupeur de constater l’incroyable disproportion entre le nombre cité des personnalités mortes (moins) et de celles qui sont nées (plus) !

Je vous fais juge (notez que là, avec le présent, je reviens au discours) : à la date du 28 décembre 2020, Wikipédia cite les noms de plus de 200 personnalités  mortes, et de… 2 seules nées ! Oui, vous avez bien lu, seulement 2 personnalités sont citées dans les naissances ! Incroyable, n’est-ce pas ? Les voici, telles qu’elles apparaissent sur la page (vous pouvez vérifier, je n’invente rien) :

le 20 janvier : Isaiah Tota, fils de M. Pokora et de Christina Milian. Il n’est rien dit concernant ces personnalités, sinon cet enfant qui semble être leur seule richesse. Sans doute des prolétaires, au sens premier du terme (latin proles = progéniture), en quelque sorte.

le 10 mai : le prince Charles Jean Philippe Joseph Marie Guillaume, naissance du fils de Guillaume de Luxembourg et Stéphanie de Lannoy. Le libellé n’est pas très clair… Je suppose que le prince doté de six prénoms est le fils de Guillaume et Stéphanie dont l’aristocratique particule « de » laisse entendre qu’eux, ont du bien, au moins des armoiries, peut-être plus… Que le père et la mère n’aient chacun qu’un seul prénom explique très certainement la débauche prénominale (oui, j’invente, notez bien) du fils : signe absolument incontestable d’un surinvestissement affectif problématique par sa démesure qui laisse présager d’autres surinvestissements tout aussi affectifs, tout aussi démesurés et tout aussi autrement plus lourds de conséquence…  Mais je m’égare et reprends tout aussitôt le chemin de mon initial propos.

J’avoue, oui, j’avoue être profondément désorienté, voire chamboulé dans mes intérieurs par cette discrimination à l’avantage des morts.

D’autant, à bien y réfléchir, que 2020 devrait  rester dans les mémoires pour avoir été, depuis quatre ans, oui, quatre ans ! la première année à avoir compté 29 jours au mois de février ! Mais qui en parle ? Hum ?

Alors, ne conviendrait-il pas de citer les noms de « cellezéceux », comme on dit aujourd’hui pour assurer à celles qu’elles sont égales à ceux, notamment pour les choses concrètes de la vie comme les salaires (mais je m’égare dans des trivialités…), qui, du point de vue bilanesque (notez que je viens de l’inventer, lui aussi… ah ben, oui, c’est ça la création) d’anniversaire vieillissent quatre fois moins vite que tous les autres ? Oui, bon, d’accord, ça se discute.

Par ailleurs et nonobstant, certains esprits chicaneurs m’objecteront, en prenant – et tout en se gaussant de moi – l’exemple de Sean Connery (« My name is Bond, James Bond », c’est curieux le succès de cette phrase qui n’a l’air de rien, comme du reste celle, encore plus énigmatique « Longtemps, je me suis couché de bonne heure »…  mais je m’égare)  né le 25 août 1930 et mort le 31 octobre, donc, ils m’objecteront, disais-je, ces esprits chipoteurs, qu’il ne pouvait évidemment pas figurer sur la liste des célébrités de 1930, l’année où il naquit ! A quoi je répondrai illico et onomatopéiquement (notez que… oui, bon, d’accord !) du tac au tac : est-ce que Wikipédia existait en 1930 ? Hum ? Vous voyez bien !

Bon.

Après les personnalités, j’en viens aux événements de cette année 2020…  Je parcours, je parcours… Pas grand-chose… Ah si : Raymond  Domenech va entraîner l’équipe de foot de Nantes… Autrement… je parcours toujours… rien… Quelques vagues, de-ci, de-là… De la bricole.

Ah ! Aussi ceci mais qui n’est pas dans Wikipédia : ce matin, chez le boulanger, étaient proposés des gâteaux de Rois Mages… Curieux, cet attelage de la royauté (pas avec la magie, non, ça, ce n’est pas surprenant) et de la pâtisserie… Est-ce que « rouler dans la farine » viendrait de là ? Ou alors « c’est pas du gâteau !» comme antiphrase appliquée à la monarchie absolue du point de vue des sujets ?  Hum…  Etaient proposés, donc, des galettes à la frangipane et des « royaumes », comme on les fabrique et on les appelle par chez nous, ici, dans le sud… Avec une fève cachée pour désigner le roi… Curieux, cet attelage du roi et du hasard… Oui, parce qu’on naît roi, on ne le devient pas… Oui, c’est un peu plus compliqué quand le roi est une femme, parce que la femme…  Et aussi ce besoin de royauté…  Et puis, accompagnant la galette ou le royaume à la fève craquant dangereusement sous une dent distraite, la couronne que ceindra le ou la… Tiens… couronne… couronne… ça me dit quelque chose. Mais quoi ? Hum… Quelque chose de vague… Hum… Encore un curieux attelage… de deux mots… étrangers, dirais-je… Hum…  Je cherche… Je cherche… J’y perds mon latin…

*A propos du mi bémol majeur (entier) : c’est la tonalité de la 8ème symphonie de Mahler, dite des Mille (interprètes) et dont le thème est la scène finale du Faust de Goethe. Diable ! Oui, comme vous dites ! C’est aussi celle de l’ouverture de la Flûte Enchantée de Mozart. Divin Mozart, dites-vous ?

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