George Floyd, la désillusion

Un long article du Monde  (A la Une du 25.05.2021) explique que la vague de protestation et d’espoir (« Tu as changé le monde, George ! » déclarait le pasteur Al Sharpton le jour des funérailles) qui a suivi le meurtre de George Floyd est retombée.

Il se conclut ainsi :

« Presque deux fois moins d’Américains (36 %) qualifient aujourd’hui la mort de George Floyd de « meurtre » que voici un an, en dépit de la condamnation du policier Derek Chauvin. Le nombre de personnes affirmant que les relations interraciales se sont détériorées est près de quatre fois supérieur au nombre de celles qui pensent qu’elles se sont améliorées (40 % et 13 % respectivement). La société américaine cherche encore son chemin vers l’introuvable égalité raciale. »

Ces deux contributions, dont la seconde répond à la première…

« Cet article montre bien qu’il ne faut pas trop mélanger les races. Aux EU, au Brésil, comme dans beaucoup de pays d’Amérique latine, ce n’est pas une réussite et l’on retrouve les mêmes maux très graves. Se dessine déjà pour le XXIeme siècle, la suprématie des pays monoraciaux (Chine, notamment). Pour les noirs américains, le retour en Afrique, théorisé par Marcus Garvey, le prophète des rastas serait la seule issue à cette confrontation qui pour lui ne cessera jamais. »

« Ce que vous exprimez est très largement documenté et je partage ces constats. Les êtres humains, dans toutes les parties du monde, préfèrent, au quotidien, l’entre-soi, qu’il soit ethnique, comme en Afrique, par exemple, culturel, de catégories professionnelles ou sociales. Ce n’est pas nécessairement un enfermement mais une sécurité qui par ailleurs peut favoriser l’ouverture à « l’estranger ». Il n’y a là aucun sentiment de supériorité sur d’autres groupes, et donc pas vrai racisme, mais simplement la conscience que c’est à chacun d’inviter, en nombre et en qualité, avec qui nous voulons bien vivre. C’est un droit universel et sa négation, l’Histoire nous le montre, se paye à plus ou moins long terme par des affrontements entre groupes distincts. »

… témoignent de la tendance régressive au repli, représentée et alimentée par le populisme d’extrême-droite.

En réponse, cette contribution de deux lignes :

Ce qui importe, aux USA comme en France comme partout où des hommes vivent en société, ce n’est pas la lutte contre le racisme, mais contre l’idée du racisme.

>J’ajoute, ici : Même remarque pour l’esclavage, le colonialisme dont les séquelles me semblent témoigner de cette nécessité. Plutôt que « lutter contre l’idée », « expliquer l’idée » aurait été plus pertinent, mais comme il est question de lutte, j’ai laissé jouer la symétrie en me disant qu’elle susciterait peut-être des observations. Aucune pour le moment.

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