Trois faits-divers

1 –  Sevran,  Cité Rougemont, août 2020.

C’est un des lieux où se déroulent les rodéos urbains : une moto  pétaradante cabrée comme un cheval sur sa roue arrière et roulant à pleine vitesse.

Demba 20 ans : « La vitesse, les sauts d’adrénaline, c’est kif de ouf… Quand t’es sur la moto t’es entre le ciel et la terre. Tu kiffes la vie, t’as plus faim, c’est comme si t’étais riche. J’en fais tout le temps, je peux flinguer (rouler) de midi à minuit. » (…) «  Les courses-poursuites avec les flics, y a pas mieux. Tu te croirais dans un manège. Tu roules vite, tu lèves la roue en même temps, oh là là ! Parfois tu passes, à 70 km/h dans un trou de souris entre un bus et les voitures garées, les flics peuvent pas passer, t’as gagné. » ( Le Monde du 11 août)

En 1955, est sorti sur les écrans le film de Nicholas Ray dont le titre français est La fureur de vivre. James Dean y interprète un jeune homme en conflit avec sa famille, mal dans sa peau. La séquence la plus connue est celle de la course en voiture vers l’abîme. Le défi l’oppose à un jeune, lui aussi en mal d’existence : gagnera la course celui qui sautera de la voiture le dernier avant qu’elle ne bascule dans le vide.

Le titre original  du film : Rebel without a cause.

2 – Xavier Dupont de Ligonnès

Il y a bientôt 10 ans que cet homme est recherché. Il est accusé d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants. Des restes humains ont été retrouvés enterrés dans le terrain de la villa de la famille et identifiés comme ceux des cinq victimes présumées. Certains contestent cette version.

L’homme a été prétendument  reconnu dans plusieurs endroits du monde. La dernière fois, en octobre 2019, à Glasgow. L’homme qui a été arrêté a été relâché. Ce n’était pas lui.

La revue française Society qui traite de ce genre de faits-divers et qui est en difficulté, a eu l’idée de publier un numéro spécial, en deux fascicules.

Habituellement la revue  est achetée par 47 000 lecteurs. Les deux fascicules ont été tirés à 280000 exemplaires. Ils se sont arrachés.  (idem)

3 – A Paris, il y a un an,  madame N. est témoin d’une agression contre une femme. Elle appelle la police. La BAC arrive. Madame N. est brutalisée par un des policiers. Etouffement, violents  coups sur le tibia. Elle proteste que c’est elle qui a appelé. Des gens qui ont assisté à la scène crient au policier qu’elle n’est pour rien dans l’agression. Elle essaie de se dégager et tord le pouce de la main qui l’étouffe. Une vidéo tournée par des témoins montre la scène. Madame N. dépose une plainte. Classée sans suite par le parquet. Le policier aussi porte plainte. Madame N. comparaît. Le tribunal correctionnel la relaxe et l’attendu indique clairement que le rapport du policier est mensonger. Elle dépose à nouveau une plainte pour fausse déclaration. De nouveau classée sans suite par le parquet au motif que les preuves ne sont pas suffisantes. Son avocat décide alors porter une nouvelle plainte, cette fois avec constitution de partie civile pour que l’affaire soit traitée par un juge d’instruction. (idem)

A suivre.

Madame N. se prénomme Leila.

2 commentaires sur « Trois faits-divers »

  1. Bonjour – s je me souviens bien, dans la triste affaire Dupont de Ligonnès ( ce père qui tue délibérément sa famille ), sa mère appartenait ou appartient à un groupe un peu à part : et s’ils l’avaient mis en sécurité ?
    Amicalement

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