L’Irlande et la Bretagne, c’était en juillet, août et la première semaine de septembre.
Il y a eu les Jeux Olympiques, Paralympiques…
A propos des Paralympiques. Je ne parviens pas à « me faire » au à côté (un des sens du grec para) des vrais jeux. Pas Parolympique, ni paraolympique qui étaient pourtant possibles. Non. La suppression du O met l’accent sur para et renvoie à paralysie, paraplégie.
L’enjeu social du handicap est de ne pas être à côté, mais parmi, au milieu de.
Et puis.
Est-ce que ce regroupement de handicapés luttant les uns contre les autres aide à comprendre et accepter le handicap ? Ou bien…
Je pense à Freaks, le film de Tod Browning.
Un message positif sur et pour les handicapés ordinaires de la vie ordinaire ?
Même question pour les JO et les gens ordinaires.
J’ai vu et entendu l’enthousiasme suscité par les victoires du nageur Léon Marchand. J’ai lu les articles dithyrambiques. Essentiellement, est-ce pour la performance de l’individu ou pour la performance du représentant de la France ?
Allons, allons, tout s’est bien passé et la vie est quand même plus cool sans toutes ces questions, non ?
Bat Hefer est le nom d’une petite ville israélienne. Le Reportage de la rédaction (7 h 25, dans Les Matins de France Culture) lui était consacré.
G. Erner (le meneur de jeu des Matins) introduit le reportage avec cette indication : « Bat Hefer est une ville située près du mur qui sépare Israël de la Cisjordanie. »
Des habitants témoignent. Ils perturbés, effrayés par les actes de violence (dont des tirs à balles réelles) provenant de l’autre côté du mur. L’autre côté du mur, c’est aussi la Cisjordanie.
Ce que précisera le reporter – et qu’a omis G. Erner – c’est que Bat Hefer est en Cisjordanie occupée, c’est-à-dire un territoire palestinien illégalement annexé par Israël pour y implanter des colons. Ce sont eux, les colons, qui disent leur inquiétude, notamment parce que le mur n’est pas continu. L’une d’eux – elle israélo-allemande – déclare que les murs tombent un jour, et elle cite le mur de Berlin. Et le reporter ajoute : « Sa maisons ressemble à s’y méprendre à celles du kibboutz attaquées le 7 octobre dernier. »
Le message est clair dans son inversion des responsabilités : les agresseurs sont les Palestiniens.