La sphère de confusion et la question du voile

                         La sphère de confusion et la question du voile

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                                 Petit historique de la laïcité française

Historiquement, le laïque (ou laïc) se définit par rapport au clerc. Le clerc (klèros = tiré au sort) est au sens littéral l’élu de Dieu, il fait partie du clergé, alors que le laïque (lui aussi membre de l’église) fait partie du peuple (laos > laïkos) des non élus.

Pendant près de deux millénaires, la société et les individus ont vécu, exception faite de quelques parenthèses contestatrices, dans la sphère de confusion, à savoir : le religieux obligatoire enveloppant tous les domaines de la vie individuelle et sociale confondus avec lui.

Le 9 décembre 1905, en séparant l’Etat des églises, la loi déclare que la foi et la religion sont désormais optionnelles.

Ce jour où est abolie cette sphère de confusion constitutive de la théocratie, où l’homme acquiert le droit de dire que Dieu n’est qu’une construction humaine, où la non croyance vaut la croyance et où l’immortalité de l’homme devient facultative, ce jour-là, aboutissement d’un long processus plus ou moins souterrain, est celui d’une révolution comparable à la révolution copernicienne.

Depuis, laïque est utilisé principalement pour désigner ce qui est indépendant du religieux.

                                                     Complications     

Dans le principe, tout est simple : d’un côté, la République et ses institutions, de l’autre les églises et les croyances religieuses, la première garantissant le droit des secondes à célébrer leur culte au nom de la liberté et de l’égalité.

Dans la réalité tout est compliqué.

La religion (ce qui relie, en l’occurrence ceux qui partagent la même croyance) étant la forme sociale de la foi, elle occupe donc un espace que les cérémonies processionnelles étendent, au-delà des lieux de culte, dans l’espace laïque.

Parmi les croyants se trouvent des femmes et des hommes investis du pouvoir politique laïque dont l’exercice exige une difficile distanciation du discours religieux qui détermine le sens de leur vie.  

De son côté, le clergé, écarté du pouvoir politique, continue dans l’église par ses sermons, à l’extérieur via les médias, à porter des jugements sur les questions sociétales (contraception, avortement, homosexualité, euthanasie, filiation, procréation assistée…) qui ne concernent directement ni la foi en Dieu ni le culte qui lui est rendu. En octobre 2019, le pape François déclarait que l’homosexualité  est une pathologie qu’il convient de détecter dès le plus jeune âge pour la soigner.

                             Petit historique de la sphère de confusion

Dans l’antiquité, l’idée d’une séparation du religieux et du politique (gestion des affaires de la Cité) était, au sens strict du terme, inconcevable. La vie de la Cité grecque était dans sa totalité inscrite dans la sphère de confusion : vie politique, vie familiale, jeux, théâtre, guerre etc., tout  se déroulait sous le regard des dieux.

Celui qui contestait la confusion et prétendait sortir de la sphère risquait sa vie. L’accusation qui provoqua la condamnation à mort de Socrate et son exécution contenait le grief du manque de respect aux dieux de la Cité.

Les religions antiques devenues des mythologies ont été remplacées par les religions modernes. Toutes ont pour fondement commun la croyance en la survie de l’homme après sa mort : « S’il n’y a point de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité. Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi. » (1ère épitre de Paul aux Corinthiens – ch.15 – régulièrement lue et commentée dans les offices religieux).

La théocratie, de nature confusionnelle, perdure, principalement aujourd’hui dans des pays de religion musulmane, mais aussi dans la mémoire collective des pays de tradition chrétienne : « God bless you » clôt les discours des présidents des USA qui prêtent serment sur la Bible, « God save the Queen » est l’équivalent britannique de notre Marseillaise et la « Manif pour tous » organise en France des processions dont l’objet n’est pas seulement d’ordre mystique.

                                                 Aperçu sur le signe

L’appartenance à une religion peut être signifiée par un objet symbole plus ou moins ostensible : crucifix, croix huguenote, kippa, main de Fatma, soutane, robe de bure, voile…

Le signe religieux (la non croyance n’utilise pas de signes), vaut à la fois pour soi et pour les autres : il permet de se conforter, de s’affirmer, d’être reconnu de ses coreligionnaires, de se distinguer des autres, croyants et non croyants.

Le signe/symbole n’est pas réservé à la religion : par tradition, les époux portent une alliance… dont l’absence n’indique pas nécessairement l’état de célibat.

                                                   Le débat sans fin  

Le voile, quand il est islamique, est devenu, en France et depuis quelques années, objet de débat sans fin. Le contexte passionnel et polémique conduit à répéter, sans résultats probants, les mêmes arguments dans des controverses qui s’apparentent à des querelles byzantines.

Il ne servirait donc à rien de rappeler que, dans l’église et la société chrétiennes, en particulier catholiques, le voile est historiquement signe de sujétion de la femme. Qu’elle se marie avec un homme ou avec Jésus, la jeune fille agenouillée à l’église ou au couvent est tenue de signifier son humilité et sa dépendance par un voile avant de dire à son fiancé ou à Jésus un oui qui l’engage pour toute sa vie dans un rapport d’une dépendance qui entre dans la définition du vœu monastique, du sacrement de mariage et, il n’y a pas si longtemps, du mariage civil.

Toujours historiquement, le voile islamique a la même signification  avec une référence sociale différente : le rapport de dépendance entre l’homme et la femme dans la société musulmane n’est pas identique à celui de la société de tradition chrétienne, dont il faut rappeler qu’elle n’accorda le droit de vote aux femmes qu’après la seconde guerre mondiale, plus tard, celui d’ouvrir un compte bancaire, plus tard encore, celui d’accéder mais non sans difficultés à la contraception et à l’IVG. Et aujourd’hui, à compétences égales, une femme travaillant dans le secteur privé est moins rétribuée qu’un homme pour la raison qu’elle est une femme. Quant aux maltraitances souvent mortelles dont elles sont victimes dans leur vie de couple, la société s’en émeut depuis quelques mois.

                                                 L’identité religieuse

Qu’une femme se voile et qu’un homme ôte son chapeau en pénétrant dans l’église catholique allait de soi pour une société évoluant dans la sphère de confusion : soumission pour celle, de sexe féminin, qui était subordonnée à son mari ; simple marque de respect pour celui, de sexe masculin, qui recevait sa propre autorité de l’autorité fondatrice, masculine également. Dieu n’est jamais une femme.

La loi de 1905 n’a pas coupé le lien d’ambiguïté qui perdure entre l’Etat et l’église catholique (voir plus loin), mais elle a brisé la sphère de confusion, constitutive de la théocratie.

Si des pays de religion musulmane rejettent le principe de laïcité et demeurent théocratiques, est-ce à cause de la religion elle-même ? L’islam serait-il en soi incompatible avec la séparation de la mosquée et du pouvoir politique ? Existerait-il une différence d’essence entre les textes fondateurs de la religion chrétienne qui rendraient possible la laïcité et ceux de la religion musulmane qui l’interdiraient ? En termes vulgaires et schématiques, pour reprendre le mot d’un écrivain contemporain, est-ce que « la religion la plus con, c’est quand même l’islam… Quand on lit le Coran, on est effondré. » ? On notera que le superlatif n’épargne pas les autres religions.

Il suffit de se reporter aux querelles des exégètes chrétiens pour se souvenir qu’il est possible de faire dire aux textes dits sacrés/divins une chose et son contraire. L’objet de ces textes fondés sur la croyance étant d’affirmer via les symboles, les paraboles, la nature divine de l’homme et du monde, comment pourrait-il en être autrement ?

« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre… » Ce début de la Genèse en est un témoignage éclairant :  les notions de « commencement » et de « création » sont présentées comme des postulats dans un récit censé décrire un réel que d’innombrables générations ont considéré comme le produit d’un savoir : Dieu avait effectivement créé le ciel et la terre tels que nous les voyons, puis, à son image, l’homme, secondairement la femme, tels qu’ils ont toujours été et tels qu’ils sont. Il fallut du temps à Darwin pour reconnaître que l’Ancien Testament ne décrivait pas l’histoire réelle.

Entrer dans le discours exégétique de la Bible ou du Coran, c’est se situer dans la sphère de confusion où la réponse préexiste au questionnement : toute interrogation trouve sa réponse ultime et définitive avec Dieu dont l’existence est de l’ordre de la révélation.

Le Coran, comme la Bible (Ancien et Nouveau Testaments, Actes des Apôtres) ont été écrits par des hommes à des époques et dans des lieux particuliers. Le discours de ces livres ne peut pas être compris sans ces repères historiques et géographiques. Vouloir conférer à l’un ou à l’autre une valeur universelle et l’imposer jusqu’au prix du sang de la guerre religieuse comme la seule vérité, témoigne d’une constante de l’homme qui cherche par tous les moyens une issue à ses angoisses.

                                                           Le voile

La texture et la forme du voile de la mariée agenouillée devant le prêtre pouvait être objet de discussion. Pas son existence.

Il n’y a de différences entre ce voile chrétien et le voile islamique, l’un et l’autre portés par choix ou par obligation, que l’espace et le temps.

Certaines femmes islamiques le portent, en France ou ailleurs, parce qu’elles et leurs familles sont dans la sphère de confusion où il est obligatoire.

Pour d’autres, qui ont quitté cette sphère, il peut être un moyen de régler des comptes : ailleurs, en le refusant au risque de leur vie, en France, en le portant au risque de l’incompréhension : moi, Française de la troisième génération d’immigrants, je présente aux yeux de la France le symbole d’une soumission religieuse que j’ai rejetée, comme le miroir d’une autre soumission, révolue depuis la fin de la colonisation, mais qui n’a disparu ni de la mémoire collective ni du discours xénophobe discriminant.

Il est alors une forme de provocation qui peut être, plus ou moins consciemment, de nature politique et dont la dimension esthétique peut devenir dominante ; une manière d’affirmer par la subversion d’un symbole aliénant une identité féminine longtemps refusée à celles qui étaient obligées de le porter. Un peu comme les Noirs ont pu revendiquer la Négritude et la coiffure « afro ».

D’autres enfin font du voile islamique un voile islamiste, rejoignant ainsi ceux qui, après tant d’autres hier, utilisent aujourd’hui la religion comme moyen de domination et de terreur.

A l’époque, pas si lointaine, où la peur du prétendu grand remplacement n’existait pas, où les musulmans, surtout maghrébins, étaient la variable d’ajustement commode du marché de l’emploi, leurs vêtements et ceux de leurs femmes – dont le voile –  étaient objets de curiosité apitoyée, amusée ou méprisante.

En ce temps-là, les Françaises n’entraient pas dans une église sans un foulard ou un chapeau, on croisait dans les rues des hommes tonsurés en soutane ou en robe de bure, des religieuses aux cheveux emprisonnés sous des voiles plus ou moins tarabiscotés et arborant un crucifix en sautoir.

Aujourd’hui, la prêtrise est toujours l’apanage des hommes célibataires, les cloches des églises appellent toujours à la messe et une femme reçue par le pape doit couvrir ses cheveux. Les catholiques traditionalistes ont-elles posé leur voile ?

                                                 Le voile et la laïcité

La paroi de la sphère de confusion, chrétienne ou musulmane ou autre, est imperméable à tout discours critique et le dialogue de sourds qui en résulte nourrit la dimension passionnelle, énervée, violente, d’un impossible débat. 

Celui qui concerne le voile islamique ressurgit en novembre 2019 avec cette question : est-il ou non conforme à la laïcité qu’une femme accompagnant des élèves en voyage scolaire porte le voile ?

Ce nouveau dialogue de sourds que cette question, après d’autres, continue de susciter est le signe d’un référentiel politique bancal : à savoir, certains discours et actes des présidents de la République laïque ne sont pas en adéquation avec la loi de 1905.

Il faut d’abord lire ou relire ceci :  

« […] Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes.

[…] la laïcité ne saurait être la négation du passé. La laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû.

[…] Un homme qui croit, c’est un homme qui espère. Et l’intérêt de la République, c’est qu’il y ait beaucoup d’hommes et de femmes qui espèrent. La désaffection progressive des paroisses rurales, le désert spirituel des banlieues, la disparition des patronages, la pénurie de prêtres, n’ont pas rendu les Français plus heureux.

[…] La morale laïque risque toujours de s’épuiser quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini.

[…] J’appelle de mes vœux l’avènement d’une laïcité positive, c’est-à-dire d’une laïcité qui, tout en veillant à la liberté de penser, à celle de croire et de ne pas croire, ne considère pas que les religions sont un danger, mais plutôt un atout.

[…] Je mesure les sacrifices que représente une vie toute entière consacrée au service de Dieu et des autres. Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement, la solitude, le doute. Je sais aussi que la qualité de votre formation, le soutien de vos communautés, la fidélité aux sacrements, la lecture de la Bible et la prière, vous permettent de surmonter ces épreuves.

Sachez que nous avons au moins une chose en commun : c’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié, on l’est dans toutes les dimensions de sa vie. Croyez bien qu’on n’est pas non plus président de la République à moitié. Je comprends que vous vous soyez sentis appelés par une force irrépressible qui venait de l’intérieur, parce que moi-même je ne me suis jamais assis pour me demander si j’allais faire ce que j’ai fait, je l’ai fait. Je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi-même je sais ceux que j’ai faits pour réaliser la mienne.

[…] Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s’il est important qu’il s’en approche, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance. […] »

Ce discours officiel prononcé par Nicolas Sarkozy, en tant que président de la République, au palais du Latran, le 20 décembre 2007, est un déni pur et simple de la loi de 1905. Il est, venant de celui-là même qui est chargé de le faire respecter, la négation du statut laïque de la République. Aucune institution républicaine n’a alors dénoncé encore moins condamné ces propos.

Le 16 avril 2016,  François Hollande, président de la République, assistait à la messe célébrée à Notre-Dame de Paris pour un prêtre assassiné par deux djihadistes. La République ne dispose-t-elle pas de lieux laïques où exprimer sa condamnation du terrorisme et sa compassion pour les victimes ?

Le 30 septembre 2019, le président de la République Emmanuel Macron  se rendit à l’église Saint-Eustache, pour présider les obsèques de Jacques Chirac. En quoi la cérémonie aux Invalides qui a précédé l’office religieux n’était-elle pas suffisante ? Pourquoi les chefs d’Etat ont-ils été conviés à l’église et non aux Invalides ? Pourquoi a-t-il fallu que ce soit un membre du clergé qui rappelle dans son homélie les actes politiques importants du mandat exercé par Jacques Chirac ?

Si donc le président de la République peut s’arroger le droit de rétablir la sphère de confusion abolie par la loi, de quel droit se prévaloir pour interdire à une femme le port d’un signe au nom de la laïcité que ne respecte pas l’autorité chargée de la garantir ?

                                             La carence républicaine       

Si la République laïque entre encore dans l’église, si l’église peut continuer à intervenir dans les affaires publiques, c’est qu’existe un no man’s land idéologique, vaste espace laissé vacant par la carence de la République où agissent de concert les deux institutions pourtant séparées par la loi.

Ce terrain est celui de l’angoisse que nous découvrons, à trois ou quatre ans, au moment du passage de l’âge épique à l’âge philosophique, et qui exige une réponse. Ce passage, s’il est décisif, n’efface rien de l’âge précédent : nous sommes en permanence ce que nous avons été dans les différents moments  de notre vie. Chaque étape de notre évolution produit un discours spécifique qui continue à se faire entendre en se modifiant après l’entrée dans l’âge philosophique, et nous lui accordons une oreille plus ou moins attentive selon les choix que nous opérons.

Le croire en Dieu le Père tout puissant de l’adulte est la prolongation du croire au père du petit enfant de l’âge épique : il s’agit d’accéder pour celui-ci à une lecture lisse et rassurante de sa vie, pour celui-là à l’apprivoisement de sa mort. L’enfant déchiffre en tenant la main de son père, le croyant en priant Dieu.  

La loi de 1905 trace une ligne institutionnelle de séparation entre le mode social de la croyance et le monde social de la gestion politique.  Ce faisant, elle fait sortir la société de l’âge épique où l’église apportait la réponse officielle, mais en invoquant le respect des consciences, elle ne définit aucune mesure susceptible d’aider à entrer dans l’âge philosophique.

Cette carence est au cœur du problème dont le port du voile islamique n’est qu’une expression finalement assez modeste au regard du rapport ambigu persistant entre l’institution politique et l’église.

                                             L’essence et les modes

La philosophie, la littérature, les arts ne cessent de nous dire que le problème qui nous est spécifique, majeur, est la pensée de la conscience que nous avons de notre fin.

Ce problème constitue notre commun incontournable et têtu, sans doute à l’origine des controverses idéologiques et politiques concernant le rapport conflictuel entre l’individu et la société.

Nous débattons sans fin des modes sous lesquels ce problème se manifeste diversement en les confondant, plus ou moins consciemment, avec son essence. De là, sans doute, les dialogues de sourds, les polémiques, l’irritation… et la violence qui peut aller jusqu’à condamner et à tuer au nom de Dieu des écrivains, des peintres, des dessinateurs au motif du blasphème.

La diversité des interprétations, souvent contradictoires, de la loi de 1905 vient sans doute de l’illusion qu’elle viserait une essence (l’objet de la croyance) alors qu’elle ne vise qu’un mode (une pratique religieuse) et qu’elle ne concerne donc pas le composant épique rémanent qui incite à croire. (Vue sous cet angle, la religion n’a rien à voir avec la connerie, évoquée plus haut, de l’écrivain.)

                                                                 *

Interdire au voile l’accès à tout ou partie de l’espace public exige que le pouvoir politique s’interdise l’accès à l’espace religieux.

Ce qui n’est pas le cas.

En ce début du 21ème siècle Le commun de notre spécificité n’est pas envisagé du point de vue du savoir et de son enseignement, sous des prétextes divers : l’ignorance de ce qu’est la mort, la sensibilité des enfants…

Pascal, au 17ème siècle, consacre une partie de ses Pensées  à ce qu’il appelle la misère de l’homme sans Dieu.

Dans ce moment où se développent les peurs liées au phénomène migratoire réel et fantasmé, et à une « fin du monde » accélérée, croit-on, par le changement climatique, est-il déplacé de se demander si le voile n’est pas, parmi tous les autres signes, celui de la misère de l’homme avec Dieu ?

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