Le choix de l’ignorance

Dans le numéro 3666 – 18 au 24 avril – de Télérama, une interview d’Alain Corbin, historien, qui enseigna à la Sorbonne, dont l’objet concerne son travail sur l’histoire de l’ignorance. « (…) L’effroi, lié à l’ignorance, rassemble toujours les gens quand il et partagé. (…) Avec l’épidémie actuelle (…) les Etats se viennent en aideLire la suite « Le choix de l’ignorance »

De la nature… suite

(cf. l’article du 13 novembre 2019 : La problématique Greta Thunberg) L’ethnologue Philippe Descola intervenait ce matin (20 avril) dans Les Matins de France Culture. Il explique notamment comment la confusion nature/environnement est une création du capitalisme naissant du 18ème siècle pour qui la nature – ce qui n’est pas l’homme –  est un réservoir deLire la suite « De la nature… suite »

Deux heures de discours pour ?

Il y eut quelques données statistiques, techniques et scientifiques apportées par le directeur général de la Santé, le ministre de la Santé, et une infectiologue de Lyon. Il y eut l’annonce des visites de nouveau possibles en Ehpad*. Et… ? Le problème que pose ce long discours du premier ministre le 19 avril est moins laLire la suite « Deux heures de discours pour ? »

Décomptes et des contes

Discussion entendue ce matin (17 avril) dans un bar de… Pardon ? Ah, oui, c’est vrai, les bars sont fermés… C’était une autre fois, une autre discussion… Je reprends : discussion entendue ce matin (17 avril) dans une toute petite rue, entre deux hommes, chacun accoudé à une fenêtre de son appartement et conversant… La largeur deLire la suite « Décomptes et des contes »

Ressentiment

La colère a un côté libérateur. Elle de l’ordre de l’explosion. La soupape qui s’ouvre dans l’instant. Non seulement elle  n’interdit pas l’analyse, mais elle la favorise par sa fonction de catharsis. Le ressentiment, lui, s’enfouit dans la mémoire. Il a un rôle parasitaire et provoque des réactions anachroniques, inadéquates. J’écoutais ce midi (jeudi 16Lire la suite « Ressentiment »

Le prompteur

                                                             Comme la caméra, c’est un appareil placé en face de l’intervenant et sur lequel défile le texte qu’il lit. A la différence du texte écrit sur un papier dont la lecture oblige à quitter régulièrement des yeux la caméra, le prompteur produit un double artifice : il crée l’illusion d’une focalisation sur le téléspectateur  etLire la suite « Le prompteur »

Le 11 mai d’E. Macron

Pourquoi le 11 ? Pourquoi pas le 12, ou le 13… ? L’annonce d’une date précise suppose la maîtrise de l’évolution de l’épidémie dont le président dit, en même temps, qu’elle n’est pas maîtrisée, qu’elle contient toujours un important inconnu. Entre le 13 avril et le 11 mai : quatre semaines, un compte rond de connotation paire, etLire la suite « Le 11 mai d’E. Macron »

La honte

Hier soir, lundi 13, le sociologue Michel Wieviorka répondait aux questions des auditeurs sur France Inter. La première question fut posée par une femme. Une question essentielle relative à cette formule souvent employée pour l’après-épidémie : quel est le contenu du « ça ne sera plus comme avant » ? Une question qui cherchait à comprendre le sens desLire la suite « La honte »

Au risque de la poésie (6)

                                                     Dombes                                        Au creux des ondulations                                          La Dombes aux étangs                                           Ocre de Sienne et gris                                              Des nuées de pluie                                        Où glissent les brillances                           Traînes argentées des courses des nuages                     Terre aqueuse sous l’eau mêlée d’herbes la vase                       Douce à la main posée des caresses les doigts                                 Lire la suite « Au risque de la poésie (6) »