Agrégé de philosophie, chroniqueur de l’émission L’heure des pros sur la chaine CNews (V. Bolloré) entre 2021 et 2025, il anime l’émission Sans préjugés sur France Culture – le samedi à 12 h 45.
Ce matin (vendredi 03/04/2026), il était invité des Matins de France Culture. pour son essai Aimer Jérusalem. Guillaume Erner le présente avec cette précision : « Votre identité, en quelque sorte juif rattrapé par le 7 octobre ». [Nathan Devers, Naccache de son vrai nom, avait été tenté par le rabbinat]
Son discours, passionné, caractérisé par l’accentuation de la certitude, est celui d’une idéalisation de Jérusalem, du peuple juif « engendré par la littérature » (Bible). Il défend Israël « du point de vue de l’identité textuelle », en tant que concept, dont il dit son amour éprouvé par compassion le 7 octobre « parce qu’il est faible, parce qu’il est vulnérable, parce qu’il est mortel ».
Le problème que pose ce discours d’idéalisme, c’est l’évacuation du réel.
Pas un mot sur les gens concrets, rien sur le processus historique enclenché depuis quatre-vingts ans, rien sur la Nakba (700000 Palestiniens expulsés), rien sur les conditions de vie imposées par Israël aux Palestiniens, rien sur le blocus de Gaza, rien sur sa destruction systématique, rien sur la colonisation extensive de la Cisjordanie et ses crimes, rien sur le refus d’un État palestinien.
Ce n’est pas l’objet de ce livre d’amour ?
Mais que disent de ce livre et de la philosophie de son auteur, ce discours d’amour des concepts qui ignore la destruction matérielle en cours de l’identité d’un peuple ?