Le coronavirus ou l’énergie vitale

                                        

Corona (mot latin : couronne) parce que les protéines qui l’entourent sont disposées sous cette forme et virus (mot latin : poison, entre autres significations) parce qu’il « empoisonne » la cellule dans laquelle il pénètre.

Et il a absolument besoin d’une cellule « hôte » pour se dupliquer. Pour cela il apporte avec lui tout son matériel ARN (acide ribonucléique) et transforme donc la cellule en usine de reproduction. La cellule (elle peut être de 100 à 1000 fois plus grande que lui) se défend au moyen d’une barrière immunitaire, mais il arrive que la réponse immunitaire (via une inflammation) soit disproportionnée, trop forte et produise des dommages.

Ces informations scientifiques – que j’ai tenté de reproduire correctement –  ont  été fournies, avec beaucoup d’autres, le mercredi 11 mars dans Les Matins de France Culture, par Olivier Schwartz, directeur de l’unité virus et immunologie de l’Institut Pasteur.

Une dernière précision : un spicule (ce qui constitue la protéine de surface du virus) mesure 100 nanomètres (un nanomètre = 1 milliardième de mètre). Autrement dit, il y en 10000 sur un millimètre.

En résumé, c’est une « bestiole » très, très, très petite… et très efficace.

« (…) Entre nos ennemis / Les plus à craindre sont souvent les plus petits (…) »

(Le Lion et le moucheron – La Fontaine)

Il n’est pas certain que le virus nous considère comme des ennemis. C’est même très peu probable. Non. Il entre où il peut.

Pourquoi chez nous ?

Pourquoi pas ?

Certains (je parle des  hommes, pas des virus) ne pénètrent-ils pas avec tout leur matériel dans des territoires occupés par d’autres hommes qui ne les ont pas invités ? Ne s’y installent-ils pas pour y rester et s’y reproduire au prix de la soumission voire de la destruction des autochtones ?

Hum…

Est-ce à dire que tout ce qui est vivant (dont les hommes et les virus) est animé d’une énergie vitale irrépressible qui peut conduire à la destruction de l’autre ?

En d’autres termes, être, le fait d’être, confèrerait-il d’abord, prioritairement à tout devoir, un « droit de vie » ?

La différence entre le virus et l’homme, est que le premier est une forme d’énergie brute, « une force qui va »,  alors que le second agit sous le regard d’une conscience individuelle et sociale qui oblige à des devoirs.

A regarder l’actualité, certains comportements individuels et collectifs ne semblent pas très différents de celui des virus.

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