Sophocle – Œdipe Roi – 13

Jusqu’à l’entrée en scène de Jocaste, l’échange entre Œdipe et Créon (532 ->634) sera encore celui de l’incommunicabilité, du fait de l’orgè (violence intérieure) d’Œdipe dont Sophocle ne cesse d’indiquer qu’elle est un moyen théâtral, sans la moindre vraisemblance psychologique.   Œdipe est donc présenté comme un bloc compact hermétique au langage de Tirésias etLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 13 »

Sophocle – Œdipe Roi – 12

Au tout début, les spectateurs avaient vu un Œdipe calme, plein de compassion, sensé, maître de lui et décidé à agir. Et puis, ils l’ont vu se mettre à délirer dès que Tirésias a ouvert la bouche et constaté qu’il n’y a pas de dialogue possible entre eux, parce qu’Œdipe n’entend pas ce que ditLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 12 »

Un détour par la démocratie

La lecture d’Œdipe Roi ouvre un champ de questionnement dont le moins que je puisse dire est qu’il m’apparaît sans limites. C’est le propre de la problématique. Entre autres, la question de la démocratie – le gouvernement du (par le) peuple –  en particulier la démocratie athénienne qui sert aujourd’hui encore de référence. La pièceLire la suite « Un détour par la démocratie »

Sophocle – Œdipe Roi – 11

La sortie de scène de Tirésias et d’Œdipe marque la fin du premier épisode. Le discours du chœur qui est resté sur l’orchestra (il a donc tout entendu, comme les spectateurs) fera la transition avec le second. Aux paroles du dialogue succède donc un mode d’expression dont je disais que nous n’avons pas l’équivalent : uneLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 11 »

Sophocle – Œdipe Roi – 10

Après le discours délirant d’Œdipe intervient le Coryphée (rappel : l’acteur qui tient le rôle se déplace entre l’orchestra où évolue le chœur – l’expression sensible populaire – dont il est détaché – il est donc distancié de ses appréciations  – et le proskénion où évoluent les acteurs-expressions de la problématique) : il s’adresse à Œdipe pourLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 10 »

Parenthèse sur la famine à Gaza

Le Chant des Partisans contient ceci : « (…) Il y a des pays où les gens au creux du lit font des rêves Ici, nous, vois-tu nous on marche et nous on tue, nous on crève… » Une manière de rappeler les mondes différents. Je suis en Bretagne, j’écris une série d’articles sur une pièce écrite ilLire la suite « Parenthèse sur la famine à Gaza »

Sophocle – Œdipe Roi – 9

Dans son délire du complot, Œdipe demande à Tirésias : « Ces choses [le meurtre de Laïos et l’inceste] ont-elles été inventées par Créon ou par toi ? » (378) et Tirésias répond : « Créon n’est en rien un fléau pour toi, c’est toi-même qui l’est pour toi. » (379) – voir le commentaire en fin d’article*. Que pouvaient/devaient comprendreLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 9 »

Sophocle – Œdipe Roi – 8

Le délire, ce sera l’invention du complot, via l’orgè : le bouillonnement intérieur, dont la colère, ce qui conduit à se laisser dominer par la passion (= ce qui est subi). Il commencera après ce dialogue de quatre vers qui suit la réaction violente d’Œdipe au refus qu’oppose Tirésias à sa demande de révéler l’identité duLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 8 »

Sophocle – Œdipe Roi – 7

La contradiction est illustrée par l’affrontement qui va suivre entre Œdipe et Tirésias. Tirésias est le devin et il est aveugle, comme Calchas, le devin de l’Iliade (Homère). Quelle est cette cécité qui permet la connaissance, ou, si l’on préfère, en quoi faut-il ne pas voir, ou que faut-il ne pas voir, pour avoir laLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 7 »

Sophocle – Œdipe Roi – 6

Vous avez devant les yeux le « tyran », qui annonce à la population traumatisée qu’il met tout en œuvre pour retrouver l’homme par qui le scandale est arrivé, l’homme qui a tué le roi. Ce ne sont pas des mots en l’air, comme il arrive qu’en prononcent des politiciens, mais des mesures concrètes : il garantit laLire la suite « Sophocle – Œdipe Roi – 6 »