Problématique de l’apprenti sorcier

L’histoire inspirée à Goethe par un texte de Lucien de Samosate – auteur grec du 2ème siècle de notre ère, connu des hellénistes en herbe d’il y a quelques décennies pour son Dialogues des morts) – met en scène un apprenti sorcier qui déclenche un processus dévastateur (en l’occurrence un balai) qu’il amplifie d’autant plus qu’il essaie de l’arrêter. C’est le retour du maître qui stoppe la catastrophe.

 Ce que dit cette histoire, c’est que la sorcellerie n’existe pas en-dehors de l’apprenti qui utilise un pouvoir qu’il ne maîtrise pas pour ne pas accomplir le travail qui lui incombe.

Comme ce scénario est imaginé non par un sorcier mais par un homme il faut bien qu’il raconte un quelque chose d’humain.

Au regard de ce qu’il se passe aujourd’hui (dont le développement de plus en plus incontrôlé de la guerre au Moyen-Orient, en particulier dans ses effets économiques) la tentation est de croire que l’apprenti sorcier est D. Trump.

Il n’est qu’un des balais. Le second est B. Netanyahou, et ils dansent la danse de la mort avec le troisième, V. Poutine, tous les trois mis en action par les individus et les peuples apprentis sorciers.

Le travail dont ils se sont déchargés en appuyant sur le bouton du « Moi d’abord ! » du mythe de l’identité est celui de la définition du commun humain.

Ce qui revient à dire que la sorcellerie est installée.

Qui est le maître ?

Et où est-il ?

 

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