Menton et l’accommodement

Renaissance – le parti d’ E. Macron – a décidé de rejoindre Les Républicains et Horizons pour soutenir la candidature de Louis Sarkozy à la mairie de Menton. L’argument – non seulement des militants locaux, mais aussi de G. Attal, ex-premier ministre et président du parti – est qu’il est le meilleur candidat contre le RN.

L’argument justificatif du ralliement est le dernier soubresaut du front républicain historiquement construit contre le FN/RN dont les partis de droite assuraient qu’il ne fait pas partie de l’arc républicain.

En l’occurrence, un argument factice : un article du Monde (16/01/2026) rappelle les positions populistes du fils de l’ex-président, son admiration pour D. Trump, sa proximité avec des mouvances identitaires et son intention déclarée de gouverner la commune avec le RN (avec lequel son père entretient des relations de moins en moins discrètes – M. Le Pen lui a adressé sa sympathie après son incarcération) et Reconquête ! (E. Zemmour). « Tout sauf LFI ! » est son mot d’ordre aussi artificiel et que l’argument de la droite pour justifier son soutien. Tout le monde sait que la probabilité d’un succès de LFI (J-L Mélenchon) aux présidentielles est nulle.

Le soutien apporté par l’ensemble de la droite politique annonce les futures alliances avec le RN s’il gagne l’élection majeure. 

Il est l’expression politique de notre strate d’accommodement dont l’émergence est de plus en plus manifeste, dans les médias notamment.

On sait, depuis la Collaboration, combien sont importantes ses capacités de compromission.

2 commentaires sur « Menton et l’accommodement »

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