La Une du Monde publie ce jour un article intitulé : « Inondations en Espagne : pourquoi quelques mois après une catastrophe, la sidération cède la place à l’oubli. »
Ma contribution :
« Oubli ? La mort ordinaire, ce sont les funérailles suivies du repas d’une communauté (famille et proches) en état de vie. Ici et ailleurs, la catastrophe, c’est moins la mort – les cadavres – compliquée de surcroît de l’état de survie d’une partie de la communauté, que l’impossibilité de résoudre à court et moyen terme le problème dont la nature est tout autre que celui la mort ordinaire, en ce sens qu’il implique un système et notre responsabilité. On n’oublie pas les morts, on les intègre dans le vivant. On n’oublie pas la catastrophe, on en dénie la cause parce qu’elle pose la question de l’équation capitaliste et nous renvoie notre rapport à l’objet. »
Ici, à la porte sud Cévennes, le thermomètre dépasse les 20° l’après-midi et nous n’avons pas encore eu besoin de chauffage. Une première. En équation, ça donne à peu près ceci : des économies produites par une démesure, cause d’un changement climatique qui se manifeste par un réchauffement générateur de catastrophes.
Question : comment on s’en sort ?
Un peu de couleur – modifiée.
