Apologie de Socrate (7)

Les ennuis commencent à partir du moment où la perception d’une menace existentielle pour la collectivité franchit un seuil imprévisible. Le processus est long, souterrain, d’autant plus insidieux qu’il échappe à la conscience des individus. C’est ce que Socrate tente d’expliquer sans se bercer d’illusions : la probabilité qu’il parvienne à convaincre les 500 citoyens-jurés qu’ilsLire la suite « Apologie de Socrate (7) »

Apologie de Socrate (6)

Il commence par tenter de désamorcer la réaction violente que suscitera sans doute ce qu’il va révéler : « Maintenant, Athéniens, ne vous récriez pas contre moi, si ce que je dis vous semble énorme. » Il raconte alors qu’un de ses amis s’étant rendu à Delphes « a osé [tolmân = avoir le courage, l’audace…  ici, le culot de] consulterLire la suite « Apologie de Socrate (6) »

Apologie de Socrate (5)

Une des questions que pose le procès est celle de la possibilité réelle de l’acquittement – un déplacement de trente voix aurait suffi, indique Socrate après que le verdict a été rendu. Autrement dit, qu’est-ce qui fut déterminant dans ce procès qui portait non sur des faits matériels, tangibles, mais sur l’immatériel que sont lesLire la suite « Apologie de Socrate (5) »

La limite du questionnement d’Edwy Plenel

Ce mercredi 4 mars 2026, E. Plenel (entre autres cofondateur de Mediapart) était l’invité de Guillaume Erner (Les Matins de France Culture) pour parler de son livre La démocratie n’est pas l’élection. Son propos ne concerne pas seulement la France, mais la « démocratie par la seule élection » qui produit dans le monde actuel les catastrophesLire la suite « La limite du questionnement d’Edwy Plenel »

Apologie de Socrate (4)

Les accusateurs qu’il estime les plus dangereux, explique-t-il aux jurés,  ne sont pas les trois hommes qui ont déposé la plainte, mais ceux qu’il n’est pas possible de nommer – à une exception – parce qu’il s’agit d’un discours insidieux, martelé depuis des années, qui a donc imprégné les esprits désormais convaincus que Socrate estLire la suite « Apologie de Socrate (4) »

Apologie de Socrate (3)

La vérité. Socrate conclut son introduction avec deux adjectifs employés seuls et au neutre pluriel, ce qui en fait des noms : le premier, indéfini,  dikaia* (« des choses justes »), le second combiné à un article talèthè (« les choses vraies = la vérité ») en demandant aux juges de « considérer ceci et d’y appliquer votre attention, àLire la suite « Apologie de Socrate (3) »

Apologie de Socrate (2)

Un matin du printemps 399, Socrate quitte sa maison pour se rendre au tribunal « Héliée » installé dans un coin de l’agora (place centrale d’Athènes). Le soir, le procès terminé (Apologie 40 a), alors que vient d’être prononcée sa condamnation à mort, il explique à ceux des juges qui ont voté pour son acquittement que son « daïmôn »Lire la suite « Apologie de Socrate (2) »

Se « satisfaire de la mort de Khamenei » ?

« La France ne peut que se satisfaire de la mort de Khamenei, dictateur sanguinaire.» a déclaré le porte-parole du gouvernement. (Journal de France Culture – 12 h 45 – 01/03/2026) Venant d’un gouvernement censé être « responsable » – dans le sens « apporter des réponses adéquates » – cette déclaration est irresponsable au moins pour deux raisons : –Lire la suite « Se « satisfaire de la mort de Khamenei » ? »

La prononciation de « Epstein »

Rappel : dans une réunion à Lyon (suite à l’agression et la mort de Quentin Deranque) J-L Mélenchon (LFI) s’est lancé dans ce qui s’apparente à une digression : « Sauf s’il s’agit de l’affaire « èpchtaïne ». Ah, je voulais dire « èpstine », pardon. Ça fait plus russe, « èpstine », hein…  Alors maintenant vous direz [parlant d’Einstein] « ènnstine »au lieu d’ènnchtaïne, parlant de FrankensteinLire la suite « La prononciation de « Epstein » »