« La France ne peut que se satisfaire de la mort de Khamenei, dictateur sanguinaire.» a déclaré le porte-parole du gouvernement. (Journal de France Culture – 12 h 45 – 01/03/2026)
Venant d’un gouvernement censé être « responsable » – dans le sens « apporter des réponses adéquates » – cette déclaration est irresponsable au moins pour deux raisons :
– cette mort est le résultat d’une action militaire qui viole le droit international.
– elle laisse entendre que le « guide suprême » est l’explication de la dictature République Islamique d’Iran et de ses crimes.
Autrement dit, elle accrédite l’opinion selon laquelle un individu est la cause première – donc qu’il suffit de s’en débarrasser pour régler le problème – et qu’une intervention militaire étrangère décidée unilatéralement peut apporter la solution.
Soutenir un tel point de vue revient à méprise les Iraniens qui auraient donc accepté passivement cette dictature pendant des décennies, et ils l’auraient subie parce qu’ils seraient ou faibles ou impuissants ou stupides ou les trois à la fois.
Si un tel régime – comme en Russie et ailleurs – peut se maintenir au pouvoir aussi longtemps, ce n’est pas d’abord pour des raisons policières, mais parce qu’il « convient ». Khomeini fut accueilli à son retour d’exil par une foule enthousiaste – je prends le mot dans son sens premier « sous l’emprise de la divinité ».
Il y a dans le substrat des pays dominés par la religion – en l’occurrence musulmane – l’acceptation d’un « si Dieu le veut » qui ponctue chacune des phrases, non seulement des dirigeants, mais des dirigés et aussi des massacrés (cf. Gaza).
Le God bless America en est un autre exemple.