Un problème de lecture

Après beaucoup de tergiversations, D. Trump invite maintenant les Républicains à autoriser la publication du dossier G.Epstein, emprisonné pour des faits de délinquance sexuelle et qui s’est suicidé dans sa cellule avant son procès.

Ce dossier contient notamment les mails échangés avec D. Trump dont certains déjà publiés ont révélé la proximité des deux hommes.

Lui, dit que tout cela est un canular de démocrates impliqués et il a demandé l’ouverture d’une enquête.  Sont notamment visés Hillary Clinton (pendant sa campagne électorale, contre D. Trump, en 2016, elle fut accusée de faire partie d’un réseau de pédocriminalité) et son mari Bill dont les Américains n’ont évidemment pas oublié l’affaire de sa relation avec une stagiaire de la Maison Blanche – une affaire privée, non criminelle, et qui témoigne de l’hypocrisie cachée sous le masque du puritanisme.  

Sauf cas avérés de crimes sexuels commis sur mineur(e)s qui compliqueraient les rapports du président avec les églises évangéliques, le problème de lecture que pose cette information n’est pas le lien entre les deux hommes – quelqu’un en doute ? –  mais le seuil à partir duquel D. Trump cessera d’être le recours américain contre le désarroi général.

Celui qui a gagné l’élection de 2024, et avec la majorité des voix des votants, était un délinquant condamné par la justice de son pays, il avait refusé le résultat des élections de 2020 et incité ses partisans à marcher sur le Capitole.

Ce qui est vrai pour son discours – il a pu dire et a dit n’importe quoi – l’est peut-être aussi pour ses actes, puisque ce dont a eu besoin son électorat, c’était d’un adulte-adolescent sans interdits. Jusqu’à quand en aura-t-il encore besoin ? Telle est une question. L’autre, plus grave, est celle de son remplacement dans les esprits, avant le vote de 2028, par J.D. Vance qui n’a rien, lui, d’un adolescent irresponsable.

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