« Tout ou rien », c’est quand il n’y a pas de demi-mesure possible, la demi-mesure, dans une époque où on achetait le lait au détail – il fallait apporter son bidon dont le couvercle était souvent attaché par une petite chaine – , étant le demi-litre dont ne disposerait plus votre crémier qui vous déclarerait avec une certain animosité « c’est un litre ou rien ! ». Le litre, tout le monde le sait, est l’absolu du crémier, comme la douzaine est celui de l’ostréiculteur.
Ceux qui n’ont pas connu ce temps – la crème recouvrait alors le lait cru dans la biche de grès où le crémier plongeait son pot pour emplir votre bidon – ne peuvent pas comprendre et se demandent donc avec quand même un peu d’énervement « Mais enfin, où veut-il en venir avec son lait ? ».
A ceci : J’entends (journal de 12 h 30 – France Culture) l’ambassadeur nommé par D. Trump en Israël dire que la Palestine n’existe pas, l’avocate israélo-palestinienne, présidente de l’association d’extrême-droite Israël is for ever et organisatrice d’un gala de même tendance à Paris, déclarer qu’il faut raser Gaza et en faire une colonie israélienne, je vois – dans mon journal – l’affichage ostentatoire de l’argent à la tête de l’Etat américain – il l’a toujours été, de manière nettement plus hypocrite, oui, mais là, l’affichage du couple Trump-Musk… ils se tiennent la main, ils se regardent dans les yeux… d’ici à ce que… mais je m’égare –, la Cop 29 en Azerbaïdjan dont le président-dictateur déclare que les énergies fossiles sont un don de Dieu… et alors je me demande si c’est tout – entendez la « cata »… en abrégé, ça fait quand même moins peur –ou alors si c’est rien : tout va bien, il ne se passe rien que de très normal.
Le détour par le lait, apporte de la douceur. Parce que, le lait, c’est le nourrisson qui tête sa maman, le petit chat qui lape, et la si belle carte postale des vaches paissant dans les prés et les alpages. Ah, le charme de… Pardon ? C’est aussi le méthane ? Ah, les vaches !