Ce matin, lever tôt, juste après le soleil qui profite de la fin juin pour tirer le jour en longueur. Ce n’est pas tout à fait les nuits blanches de Saint-Pétersbourg mais quand même. Nous sommes le 29 juin 2024. Demain, ce sera le 30, le dernier jour du mois et peut-être aussi, probablement sansLire la suite « Journal 63 – La culture – (29/06/2024) »
Archives mensuelles : juin 2024
Logorrhée, rhétorique et irresponsabilité.
La logorrhée (du grec logos, parole et rhein, couler) est un flux de paroles qui se caractérise par son caractère irrépressible. Quelqu’un parle sans qu’il soit possible de l’arrêter. La rhétorique (du grec eirein : parler) est l’art de bien parler. J’ai écouté – en rediffusion – les deux invités de G. Erner dans Les matinsLire la suite « Logorrhée, rhétorique et irresponsabilité. »
L’installation du déni chez G. Erner
Voici, retranscrite intégralement son « humeur du jour » diffusée le mardi 25/06 sur France Culture (6 h 55). « La profession RNologue consiste à expliquer les causes du vote RN qui en dit plus sur notre rapport au RN que sur le RN lui-même puisque la profession de Modemologue ou de Radicovaloisiennologue n’a jamais fait recette personneLire la suite « L’installation du déni chez G. Erner »
La gauche et le sabordage
L’inadéquation de la réponse de la gauche unie, à savoir le catalogue des promesses électorales, peut passer pour un manque de discernement dont témoigne aussi le choix de Nouveau Front Populaire (cf. article du 10/06/2024 – la situation actuelle n’est pas comparable avec celle de 1934 : il s’agissait alors d’une tentative d’un coup de forceLire la suite « La gauche et le sabordage »
Les signes Ph. Poutou et F. Hollande
Philippe Poutou a été parachuté par le Nouveau Front Populaire dans l’Aude (député sortant RN) et François Hollande a imposé sa candidature dans la circonscription de Corrèze (député sortant LR) où il a été élu dans le passé. Deux signes parmi d’autres de l’inadéquation de la réponse apportée par la gauche. Philippe Poutou – ilLire la suite « Les signes Ph. Poutou et F. Hollande »
« Va à la niche, on est chez nous… »
Le destinataire n’est pas un chien, mais une aide-soignante de Montargis. Sa peau est de couleur noire. Elle est installée en France depuis 30 ans. Elle se prénomme Divine. Celle qui lui parle ainsi est sa voisine, employée au tribunal de la même ville. Elle et son mari – il la regarde hurler en souriantLire la suite « « Va à la niche, on est chez nous… » »
Lettre à Guillaume Erner
Guillaume Erner est le producteur et animateur de l’émission quotidienne Les Matins de France Culture. Il a plusieurs fois précisé qu’il était juif. Un peu avant le journal de 7 h 00 il fait part de son « humeur du jour », un billet d’une ou deux minutes. Celle d’aujourd’hui avait pour objet « la bête immonde »,Lire la suite « Lettre à Guillaume Erner »
Journal 62 – l’accumulation des carences – (20/06/2024)
La mort d’Anouk Aimée (18/06/2024) m’a ramené en 1966. Une année remarquable en ce sens qu’elle arriva juste deux ans avant mai 1968 sans que personne ne s’en doute. Même pas moi qui me doute pourtant de beaucoup de choses. C’est dire. En mai de cette année-là, je suis allé voir comme beaucoup de mondeLire la suite « Journal 62 – l’accumulation des carences – (20/06/2024) »
Le bateau ivre – Arthur Rimbaud (6 – fin)
Les deux premiers mots de la strophe 18 annoncent le renversement de la poésie en tant qu’outil de libération /liberté, par la poésie elle-même, avant son rejet définitif, quatre ans plus tard. Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses, Jeté par l’ouragan dans l’éther sans oiseau, Moi dont les Monitors et les voiliersLire la suite « Le bateau ivre – Arthur Rimbaud (6 – fin) »
Le bateau ivre – Arthur Rimbaud (5)
Le narrateur construit l’aventure qu’il raconte, en dix strophes et au passé-composé, dans le temps même où il la construit. Le passé-composé est introduit par un présent deux fois répété, un « je sais » qui témoigne de l’acquis d’un apprentissage « réel » en ce sens que la création – quel qu’en soit le support – enseigne unLire la suite « Le bateau ivre – Arthur Rimbaud (5) »