Il m’est arrivé d’écouter une ou deux fois Charline Vanhœnacker (journaliste et humoriste) à ses débuts sur France Inter. Autant dire au siècle dernier. Enfin pas tout à fait mais, la perception du temps, vous savez… Enfin.
Elle est devenue productrice et s’est entourée d’une équipe dont fait partie Guillaume Meurice qui vient d’être interdit d’antenne en attente d’un possible licenciement pour avoir redit que Benjamin Netanyahou était un « Hitler sans prépuce », une formule qui l’a conduit au tribunal pénal qui l’a relaxé de l’accusation d’antisémitisme.
Depuis qu’a été prise la décision de sa mise à pied la polémique enfle, comme on le dit de choses qui grossissent. Enfin de certaines choses.
Dans Le Monde de ce jour, plus de de 300 contributions.
Comme il est question d’humour et que la polémique ne fait ni dans la dentelle ni dans le distinguo (chacun fait ou il peut) – c’est son défaut… enfin, si je puis dire…. hum… curieux cette tendance que j’ai, ce matin, à répéter enfin à tout bout de champ… hum… curieuse cette métaphore agricole,… – il m’a semblé utile d’envoyer une contribution pour rappeler un distinguo qui permet de rappeler que tous les rires ne signifient pas le même propre de l’homme. Et rappeler peut sembler utile. Tiens, tiens, voilà que je me mets à répéter rappeler… Oh, oh…
Avant cette contribution, cette précision musicale : depuis hier, j’écoute en boucle l’opéra Carmen (Bizet), mais, non, je ne pense pas qu’il y ait le moindre rapport avec le tic répétitif d’aujourd’hui. Non, je ne pense pas. Si vous avez Spotifiy, je vous conseille de choisir l’interprétation de Michel Plasson et, pour comprendre ce que peut être l’incitation au répétitif, sélectionnez par exemple la plage 23 du disque 3. La plage 23 du disque 3. Pour comprendre.
Voici ma contribution :
L’humour rappelle :
1 – qu’il décrit un réel comme s’il était un idéal dont il est le contraire.
2 – qu’il est l’exact inverse de l’ironie qui décrit cet idéal comme s’il était le réel.
Ici, le réel n’est pas la destruction massive perpétrée par l’Etat hébreu à Gaza, mais son assimilation par G.M. à celle perpétrée par le nazisme (Shoah).
Quant à l’idéal, il n’est pas l’absence de l’antisémitisme, mais celle d’une démesure/pathologie dont l’antisémitisme n’est qu’une expression et qui peut être celle de n’importe qui, donc d’un juif.
Pour que l’humour fonctionne, ici, il faut donc supposer que la définition de cet idéal soit communément admise.
Ce qu’elle n’est pas.