Ce 15avril 2024, une de mes petites-filles (oui, j’en ai deux autres) fête son 18ème anniversaire. Je suis donc un peu plus âgée qu’elle. Eh bien, quand j’ai eu 18 ans, moi, je n’étais pas majeur ! Autant dire que j’étais mineur, alors qu’elle est majeure ! Et après, on s’étonne ! Je ne sais pas de quoi exactement, mais quand même, les jeunes d’aujourd’hui ! … Parce que moi, à cet âge, je n’avais pas le droit de voter aux élections européennes, alors qu’elle, si ! D’accord, il n’y avait pas d’élections européennes, mais ça n’empêche pas que quand même !
Bon. Je vais bien, je ne suis pas du tout jaloux, ni remonté genre pendule à ressors (vous avez remarqué « genre … » hé ! hé !) contre les jeunes d’aujourd’hui, qui… que … dont… enfin, quoi, les jeunes ! (il manque où pour que la liste soit complète mais je n’arrive pas à le caser).
Bon.
J’en viens à l’intitulé.
J’ai écrit cette confession, envoyée au Monde qui l’a publiée :
« Moi, B. Netanyahou, inculpé par la justice, contesté par beaucoup, je suis une incarnation d’Israël qui ne conçoit l’existence que dans le conflit permanent, notamment avec les Palestiniens dont l’incapacité à s’unir indique un problème équivalent. Je choisis donc la politique de la fuite en avant : je m’allie avec des extrémistes religieux dont le discours n’a rien à envier à celui du Hamas, je refuse un Etat palestinien, j’ignore les résolutions de l’ONU en développant la colonisation violente en Cisjordanie « occupée » soumise à des contrôles et des humiliations permanents, en continuant le massacre de la population de Gaza, j’attaque le consulat d’Iran en Syrie pour provoquer une riposte iranienne (annoncée à l’avance et telle qu’elle soit sans grands dommages) qui fera d’Israël la victime et permettra ainsi de retrouver mes soutiens occidentaux qui condamnent d’autant plus fermement l’attaque iranienne qu’ils n’ont rien dit du bombardement de Syrie. Tout va bien. »
Je précise pour ceux qui seraient distraits, que « Je » est un autre.